Te souhaiter la mort. Joke.

Ça m’a mis en beau maudit tantôt j’étais à l’épicerie pis j’ai vu des croquettes au miel comme celles que tu mangeais tout le temps bi oui t’aimais ça bi oui les bonnes croquettes miam miam bon ça recommence je te parle comme si t’étais un chien ça a fait son effet pendant un certain temps je te jure ça m’aidait à faire comme si t’étais juste parti au paradis des chiens ayoye chu ben weird çam fait de la peine.

J’ai vu tes croquants au miel pis ça m’est monté aux yeux comme la moutarde au nez mais din yeux en tout cas t’as compris. J’ai encore une vieille boîte qui traine chez nous pis ça m’arrive pas chaque fois que je la vois sur la tablette, panique pas (je dis panique pas, mais je me le dis surtout à moi en ce moment, ça s’appelle de la projection mais tu le sais t’es tellement BRIGHT). Je me suis souvenu la fois où t’as découvert que ce serait tes céréales préférées, à l’avenir. Je me suis souvenu l’achat du lait qui servirait d’accompagnement à ta nouvelle passion, je me suis souvenu que moi ce soir-là j’avais acheté du popcorn pis que finalement j’avais des regrets parce que tes céréales avait l’air vraiment bonnes. Je me suis souvenu toute ça din coup rienk din coup pif paf pouf kin la grosse, bon mardi! Dans ce temps-là on s’aimait faque tu t’en crissais de me donner un bol de tes céréales, mais t’avais quand même dit que tu faisais toujours des choix vraiment plus judicieux que les miens juste pour dire quelque chose j’imagine je doute que tu le pensais vraiment parce qu’on s’aimait je sais pas si tu t’en souviens, toi?

J’ai payé mes shits à l’épicerie genre des graines de CHIA parce que tout le monde en met partout faque j’en veux dans mes armoires juste pour pu pas en avoir. En revenant chez nous, je me suis demandé c’est quand dans une relation que tu peux faire des statements genre : «Wow c’est vraiment rendu ma sorte de céréales préférées» pis que la personne à qui tu t’adresses répondes : «Good good» ou rien vraiment et continue de faire ses trucs.

Mon voisin date des filles à tour de rôle, si j’étais du genre à dire tout haut ce que je pense secrètement tout bas ben je dirais que ce gars-là pis ses allers et ses venues me gardent en vie ces temps-ci, mon hamster pense à ses affaires à lui, je pense moins aux miennes pis les rires des filles qu’il fait rire comblent le silence de mon appart chez nous le dimanche.

Tka c’est pas de ça que je parle. Il laisse sa fenêtre ouverte sur son souper faque moi too, je prends ça comme une invitation, j’écoute leurs soupers pis estique qu’ils sont pas à veille de se dire des affaires comme se confier leurs nouvelles quelques choses préférées. Moi, je savais tes sortes de préférées avant les croquants, t’as même eu une passe toast au beurre de pean, mais t’es plus céréales faque c’est ben sûr que ça a pas tougher plus que la fin de semaine plus le lundi matin. C’est à l’épicerie, ce lundi soir-là que t’as trouvé tes croquants et c’était fini l’errance céréalière. Les mois qui ont suivi, si je te demandais si t’avais besoin de quelque chose à l’épicerie, tu faisais juste dire que t’étais low sur tes déjeuners et je comprenais. Il y a aussi plein d’autres petits trucs desquels je connaissais ton historique de préférés. Tes destinations voyage de rêve (mais ça compte pas vraiment parce que tes destinations de rêve, c’était juste celles où tu prévoyais aller), ton vêtement préféré (ça a commencé par pull, c’est devenu tuque puis bas), ta place préférée dans la classe (première journée au fond, deuxième journée tu regrettes tu t’avances de plus en plus après ça tu regrettes tu recules tranquillement). Pourquoi on se disait ça je sais pas. Récemment j’ai daté eee non je date un gars depuis huit mois pis un moment donné, il a commencé sa phrase par : «Quand j’étais au Pérou». JE SAVAIS MÊME PAS QU’IL AVAIT ÉTÉ AU PÉROU. Quand j’ai dit : «JE SAVAIS MÊME PAS QUE TU ÉTAIS ALLÉ AU PÉROU!» Il m’a répondu de manière agacée que oui, il y avait été, que ça faisait longtemps. So what maudit moron t’aurais pu m’en parler, c’est beau la carte du mystère on a catché ton mystère c’est gossant ben raide c’est toujours un concours de celui qui parle le moins. Je suis vraiment pas à veille de lui dire que j’ai une nouvelle passion pour les savons hydratants à la senteur de légumes parce que je serais obligée d’avouer que par légumes je veux dire concombre pis il trouverait ça sûrement bébé.

Je suis plus capable de m’emballer pour des niaiseries pis je me crispe la face quand j’y pense parce que je sais que y’était un temps où c’était ma plus grande qualité dans mon réseau social. Quand je pense à moi qui s’emballe je me trouve dégueue je me dis ouash tu peux ben être toute seule! t’emballer pour des niaiseries non mais contiens-toi donc petite côlique d’énarvée. Hahah ookkkk t’es cute tu penses que ça intéresse quelqu’un tes tites collections de marde de tits aimants à frigo honnnnnnn qu’est cute la petite kokonne! Des fois je me dis woh je suis donc ben rough ok bon on va jouer au jeu des qualités (se trouver une qualité sur le champ) des affaires de même après ça je me rends compte que je suis rendue trop loin (encore) HELP. Une qualité? L’imagination 🙂 ok, on continue!

Quand je te parle dans ma tête je t’appelle encore mon amour, chu tu bizz buzz fucked up too late? Quand je pense à toi, j’ai un beau gros sentiment de tendresse et d’affection et de tous ces synonymes qui veulent dire amoureux, mais pas dit directement parce que ce serait déplacé. Je suis-tu folle sois honnête s.t.p. Je le prendrais très mal, mais je comprendrais surtout que c’est pas réciproque ces sentiments purs et beaux mais pas si simples. Je comprendrais, folle n’égale pas épaisse. J’ai l’impression que je joue toujours un personnage de fille cool. C’est fatiguantttttttttttttt.

Au-delà du fait que je m’emmerde pis que je suis tannée de me mettre toujours belle pour un gars qui sait même pas encore que je frise tellement je m’étire toujours les cheveux avant d’aller le voir, des fois tu me manques pis pour plus que le fait que j’avais pas peur de friser devant toi. Tu me manques pour des conneries. Pour tes conneries pour nos conneries. Savais-tu que mes parents trippaient même pas tant que ça sur toi? Ouais. Ils s’en foutaient un peu de toi, ils te trouvaient gentil, mais ils avaient pas full d’intérêt pour toi. Je sais c’est fou han, ils me l’ont dit v’là pas longtemps. Sais-tu quoi bon je vais te le dire je vais pas faire de suspense ce serait niaiseux dans une lettre que j’écris pour moi-même. Sais-tu quoi je le ressentais un peu, mais je m’en foutais, je m’en foutais que tu sois pas toujours entrain de faire des jongleries connes pour qu’ils t’aiment t’étais full relax c’est une belle qualité à avoir quand il y a des parents d’impliqués et surtout ça m’inquiétait pas parce qu’après le souper avec les parents, je savais que c’était là que le fun commençait quand on était juste toués deux, c’était ça, le plus le fun. Des fois je m’imagine partir en voyage avec l’autre dude qui refuse de me parler de son estique de voyage au Pérou pis je me dis qu’on va un peu s’emmerder, mais c’est mon secret, je lui dirai pas parce qu’il est beau et que je suis pas tant sur une lancée de confiance en moi ces temps-ci faque le voir de temps en temps ça m’empêche de penser à d’autres choses plus plates.

T’en fous-tu ou ben si des fois, toi aussi, tu penses à me faire des mèches avec un surligneur rose dans les cheveux pour que j’ai l’air de P!nk au complet quand je fais le ménage? C’est un peu ça aussi qui fait que je suis en maudit quand je vois tes vieilles croquettes molles sur une tablette à l’épicerie. Je sais pas si tu en manges encore, mais si oui ÉTOUFFE-TOI DONC AVEC. Pis c’est là que tu me répondrais : «Hey toé. Meurs donc». Pis qu’on rirait.

L’affaire que je voudrais te dire aussi c’est qu’en plus de pogner un deux minutes devant tes croquants à l’épicerie taleure, quand je m’imagine partir avec toi, j’imagine que j’apporte juste mon maillot pis une photo de nous deux d’un coup qu’on se perd pour qu’on se retrouve plus vite. Have you seen him? I lost him. Help me please? T’as jamais eu peur de moi ça faisait du bien tu t’en foutais que je trippe sur la musique de Noël de façon excessive et que je mette de la musique pas underground pour faire le ménage. Tu t’en foutais, juste, s’en foutre. Me semble çam ferait du bien là que tu viennes t’en crisser un peu à côté de moi. Rien besoin de faire. Juste pas sourciller. Juste trouver ça normal. Juste.

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Tu t’en foutais que je t’écrive des lettres qui t’étaient plus ou moins adressées et que finalement elles se retrouvent dans ta boîte aux lettres.