Ma Querelle

Ma querelle, c'est aussi la querelle de tout le monde (pas tout le monde sur la terre, j'sais ben, j'pas épaisse).

Catégorie : Bang Bang kin toé

Poème saoul.

(J’ai gardé la mise en page initiale. Poème écrit jeudi dernier, le temps d’une chanson)

J’ai pissé tellement vite
ça l’a fait vibrer mes fesses
Je vous l’avais dit les filles
que je vous décevrais pas

À part ça c’est bien connu
à côté de chaque toilette
y devrait y avoir une tente à poud’
Le 3/4 de mes filles attendraient moins
pour pisser

Ça gosse un peu attendre
la vessie pleine
quand l’autre 1/4 de mes filles
utilise la belle eau potable
pour pisser de l’eau pleine de poud’

(lol)

Art1lit.2.2.

#1
Trouve-toi quelqu’un à appeler ces matins-midis-soirs-là où tu sais pus pourquoi tu fais ça pour qui tu le fais par qui tu le fais où tu le fais, t’es qui tu habites où pourquoi t’es pas hygiéniste dentaire wtf qu’on pense qu’être auteur c’est une job je suis-tu épaisse caôlique c’est quoi mon petit problème de snob de marde les hygiénistes aussi ont leur struggles tu vois c’est ça mon problème pour qui je me prends ouash, je veux faire des meubles en écoutant Cité Rock détente je veux pus rien entendre pus rien sentir ma vie est finie bye. Cette personne-là sera très utile. C’est pour ça qu’elle est en #1.

Je mettrai pu de numéros parce que c’est pas une liste c’est juste que le #1 c’est tellement important que j’ai mis un petit numéro pour qu’on se souvienne tout le long du texte que ce point-là est au top, le plus important. C’est important que tu te pognes quelqu’un qui répond au téléphone. Idéalement quelqu’un qui écrit aussi, qui va rire quand il va répondre au téléphone. Une personne qui est du genre à te faire rire parce que que y’a rien d’autre à faire que de rire dans ces moments-là, rire ou bedon se mettre en crisse ensemble, c’est selon la situation, mais surtout il faut écouter beaucoup et se répéter les raisons de pourquoi on fait des trucs ou ben en trouver han! Des fois se dire que nos niaiseries sont comme le bon vin, elles prennent toute leur valeur avec le temps. C’est un guess à prendre. C’est vraiment toujours un guess à prendre. Ça fait mal tellement c’est ça.

Oublie que t’as des lecteurs et surtout aussi pense à eux tout le temps. Écris-leur des trucs que tu dirais même pas à ton psy, des affaires que t’as jamais dit, mais que tout à coup t’écris, invente une partie de ton oeuvre et finis par remettre en question ta propre existence, tout le fondement de tes plus profondes croyances, marche toujours sur une petite ligne fine entre la réalité et la fiction et laisse-toi prendre, parce que ça fait des affaires pas pires intéressantes, mais saches qu’après ça toute ta vie va être orientée vers ce de précipice là, c’est à prendre ou à laisser. Des jours tu vas tout prendre des jours tu vas tout laisser, c’est le plus beau métier du monde.

Un mercredi après-midi de juillet où il fait à peu près 45 à l’ombre, tu profites de ce moment-là de déshydratation pour relire des vieilles conversations et/ou courriels pour t’inspirer quelque chose qui t’inspirera aussi du dégoût, mais tu crées tout à partir de tout à partir des pensées que t’as en ce moment, des pensées que tu penses avoir eues, des pensées sua dérape de pensées. Tu pars avec ça tu te fais croire que c’est une base solide pour ériger un monument en l’honneur de déjeuners ratés, de soupers anticipés, de collations sautées. Même si ça détruit tout ce que t’es en moment, tu continues tu lâches pas, de temps en temps y’a du monde qui t’écrit que ce tu écris les garde en vie.
Ça fait du bien pendant deux heures après ça tu recommences, c’est fun, ça garde en vie de toujours se demander Pourquoi Life? Des fois tu te réponds Pourquoi Pas? Et t’as l’impression que t’es la personne la plus brighty bright sur la terre emmenez-en des micros, emmenez-en de la philo, môman gère les quiz à cent piasses. Le café arrête de faire effet, la tite boule dans ventre remonte, t’as appris avec le temps que c’est le call pour ta marche autour du bloc, tu te dis que t’es la personne la plus mature sur la terre, mais après tu penses au fait qu’on est mercredi pis que les autres personnes matures que tu connais sont au travail, le mercredi. Dans un bureau, des longues heures. Y’ont leur week-end off pis vont aux pommes. T’es pas eux, sont pas toi. Continue le tour du bloc, tu le sais que tu te sens mieux généralement après ça.

Le reste du temps, t’es l’estique de queen-boss-oh-yeah de la culture en général de vidéos de Pina Bausch de Peptalk de vidéos You Tube How it is made the culture of pop music de relations internationales, d’opinions qui sortent mal dans des débats mais d’arguments qui sont vraiment bien ficelés dans ta tête, de ferveur sur l’autonomie corporelle, de majorité silencieuse, du sort des autochtones, tu pleures d’impuissance tu te relèves les manches pis tu te dis que savoir c’est pouvoir, tu cafouilles deux trois mots en même temps quand tu réponds au téléphone, tu te rends compte que t’as pas encore parlé de la journée, aller prendre une marche à l’épicerie, acheter trois items sur les huit dont t’avais besoin, crime c’est bon pour une fois, t’es déjà revenue avec juste une banane, revenir t’assoir devant ton ordi. Toujours ton tit côlique de bureau ou ben ton tit carnet que tu traines partout. Des bonnes journées, des moins bonnes journées, c’est comme ça que tu tries/définis ton quotidien.

T’essaieras d’arrêter de boire pis t’échoueras parce que tes semblables te payent en bière quand tu participes à des événements.

Profite de ces matin-midi-soir-là, quand tu trouves exactement la bonne trame sonore de ta vie d’auteure pis que là tes doigts volent sur le clavier comme si y’avaient tous des tites capes au boute de chacun d’eux pis que rien a de sens dans ta vie sauf ces mots-là qui se garrochent devant tes yeux profite de ce moment-là où tu te sens invincible, prête à affronter la vie pour la première fois, dis ces mots en les pensant vraiment ou en tout cas en les sentant vraiment : «Je m’en côlisse de toi pis de toi pis de toi aussi en ce moment j’ai du fun en tabarnak je fais ce que je suis le plus capable de faire tu diras peut-être que je suis pas capable de grand chose haha je m’en côlisse de toi pis toi pis toi aussi Je suis juste THE shit THE nicest thing eveeuuuurrrr».

Généralement pas très longtemps après ces moments-là, tu vas reprendre ton téléphone et texter ton quelqu’un de qui je t’avais dit que t’aurais besoin en #1. Tu vas écrire quelque chose comme : «Pourquoi on fait ça déjà pis je suis qui moi esti pour penser que ça intéresse le monde ce que j’écris?»

 

revision

 

Ta personne #1 rira. Vous rirez. De vous, surtout. Ça va continuer. Faut que ça continue.

Ma citrouille décôliquée.

L’autre jour, ta mère parlait de ton enfance pis j’écoutais juste à moitié. J’étais vraiment bonne pour faire semblant que ça m’intéressait. Dans l’autre pièce, y’avait une émission de cuisine que je trouvais vraiment intéressante. Poêler des patates, avec du thym. J’aurais aimé mieux qu’on regarde la télé tout le monde ensemble. Tranquilles. Pu parler. Je me suis imaginée faire mute sur la situation et j’ai ri toute seule. C’tait parfait, ça concordait avec une histoire de balançoire de laquelle tu tombais, nice, je te dis, vraiment bonne pour faire semblant que je suivais la game. Dans l’auto en revenant, je me sentais comme c’te fois-là, quand j’avais peut-être six ans et que ma citrouille décorative sur le balcon s’était faite décôliquer par des vandales pendant la nuit. Je la regardais par la fenêtre, impuissante. Le mal était fait. Ça arrive même sur les petites rues tranquilles. Ça nous arrive même à nous. Je l’ai pas vu venir et ça sert à rien de se demander si on aurait pu faire quelque chose pour éviter ça.
Ces temps-ci j’ai la face sèche, mais les cheveux gras. Rien m’intéresse, j’suis lasse, je suis sur le pilote automatique, des fois je ris, c’est le fun, après ça j’arrête de rire, mais je m’en fous.
Je suis pas nostalgique de d’autres années passées avec toi. Tu me dégoutes pas non plus, tu me déranges juste pas. C’est justement ça je pense, tu me déranges pas pentoute. T’es comme un sandwich, pour moi. On crave pas un sandwich, tu comprends. Je juge pas ceux qui le font, c’est juste pas mon crave, les sandwichs. Sauf si j’ai vraiment faim mettons. Je me souviens plus trop c’est quoi l’amour avec toi. C’est flou. La seule affaire qui me vient en tête quand je pense à toi, c’est que t’as cette manie de toujours dire « je t’ai appelé au téléphone ». Ça, c’est pas mal next level gossant. En tant que tel, on s’en fout, tout le monde descend en bas pis monte en haut, c’est un pléonasme comme un autre, mais téléphoner au téléphone, ça m’écoeure. Je sais pas si c’est parce que ça vient de toi.
Des fois je t’imagine faire des affaires vraiment hot, genre monter l’Everest ok, pis je me teste, je me demande ce que ça me fait. Si ça me fait quelque chose. Si je suis fière, si ça me donne envie de quelque chose, si toi qui montes l’Everest fait quelque chose dans mon ventre. La plupart du temps; non. L’Everest c’est juste un exemple de même j’ai plein d’autres exemples. Je m’imagine qu’on fait une tarte, qu’on écrit un poème, qu’on part en voyage, mais ça me chatouille de nulle part. D’autres fois je t’imagine embrasser quelqu’un d’autre pis là je me dis ouach j’en reviens pas. Mais ça a rien à voir avec toi, c’est juste un petit trip d’ego t’sais je supporterais pas que tu embrasses quelqu’un d’autre, mais je supporte très bien jamais rien te conter de mes journées, rien te dire de mes trouvailles, t’ignorer semi quand je te croise chez nous, pas t’avertir quand mes plans changent pis faire semblant que c’est toi qui comprends rien. Moi non plus j’aime pas ça nous voir quand je me mets à nous regarder, on est dans la même pièce, mais pu jamais ensemble. Tu parles de raviver la flamme, mais ça fait rien résonner dans moi et j’ai de la difficulté à croire que tu penses réellement qu’il reste quelque chose à raviver, je me demande si tu dis ces choses-là par réflexe, parce qu’on est censé vouloir sauver les meubles, parce qu’on est supposés y tenir plus que tout. Mon couple mon phare. Je sais pas. On est morts pis j’arrive pas à trouver ça triste.
Je pensais que si notre amour mourrait, ce serait parce que je serais dans une bulle weird dans laquelle je te trouverais laid ou bedon moins cool que moi, une mauvaise passe, rien de valable. Même pas. Je me suis rendu compte que je me forçais à te trouver donc ben spécial. Un peu comme j’adoucis mon look avant une réunion de famille. Par habitude, par paresse aussi. Par respect peut-être. J’essaie de me parler, m’arranger pour que notre fin arrive pas, mais c’est forcé. Quand tu touches mon sein, le soir, dans le lit. C’est comme si t’ouvrais une porte d’armoire, dans une maison à 200 km de moi. T’as peut-être l’impression que tu vas trouver quelque chose, mais si oui j’ai aucun rapport là-dedans. Quand je te regarde, j’ai l’impression de regarder une pancarte de maison à vendre. Je connais pas ces gens-là, mais je leur souhaite quand même de vendre leur maison, que tout se passe bien, qu’ils trouvent ce qu’ils cherchent comme ça; empathie prévisible.
imgp5339
J’ai peur des fins comme toi.

La 2903ème.

Hey ooo
Ça fait un boute.
Je suis contente de savoir que toute va ben de ton bord. Du mien ça vo po pire. Popire. J’ai recommencé l’école la semaine passée. Yeah. Je sais pas vraiment quoi te dire ni par où commencer. On va aller dans le vif du sujet tusuite même si je me sens dégueue qu’il soit le vif de mon sujet. L’affaire là, c’est que je le laisse être le vif de mon sujet depuis un peu trop longtemps à mon goût, si tu veux savoir. Je suis pas fachée, je suis pu fâchée je suis ben trop fatiguée pour être fâchée. Ça fait longtemps que je dors mal. Je me lève la nuit pour aller pisser pis si je me mets à penser à ça, t’oublies ça, chu faite. T’sais moi, ben ben fière de dormir la nuit pis que ça ait jamais été un struggle de dormir pour moi dans mon grand lite douillette à souhaittes, je pensais que ceux qui faisaient de l’insomnie, c’était parce que mettons ils pensaient à quelque chose en particulier pis là ils me mettaient à penser genre aux projets qu’ils avaient à remettre au BOULOT et là ils voulaient que la journée commence tout de suite faque ils étaient pas capables de retourner se coucher parce que les idées fusaient partout dans leurs têtes, je pensais que c’était des dirigeants de multi-nationales, du monde en comm. Esti. Si c’était rien que ça.
Quand je dis que je me mets à penser à ça là, c’est rien en particulier han! Que ce soit clair. C’est penser tout court qui faut pas que je commence à faire, que j’essaie de moins faire. Mais y’a rien qui fonctionne moins que moi qui est tannée de penser. Me faire un esti de thé, c’est la foire aux découragements. Je me souviens mal de ce que je suis entrain de faire. Mes colloques ramassent mon sachet de thé dans le fond du micro-ondes. Je l’ai même pas un peu humidifié l’autre fois j’ai juste crissé un sachet de thé dans le micro-ondes. Je mens pas. Ma mémoire est un muscle que j’ai usé à la corde, est comme toute molle dans le fond de mon cerveau, est rendue floue, j’y en ai trop demandé, elle fonctionne sur l’énergie du désespoir, même quand j’essaie de créer des nouveaux souvenirs, ils naissent déjà abimés. Je suis pu capable de penser à des affaires importantes. Ou trop capable. Mon cerveau me fait des estis de tricks de mémoire pas possibles que je me souviens malgré moi, entre deux tentatives de sommeil. La fois au cinéma y’a deux ans quand il m’avait frôlé la fesse en sortant pendant que je buvais de l’eau c’te fois-là, pourquoi c’te fois-là? La première fois qu’il m’a dit que j’étais belle c’était pendant qu’on faisait l’amour c’était le fun je l’attendais il m’avait embrassé les yeux. La dernière boite que j’ai fermée avec ses affaires dedans quand il est parti de l’appartement. Je me réveille en sursaut sur ces moments-là. Ils repassent à tour de rôle, se bousculent, s’affrontent.

Ça fait un petit bout déjà que je fais semblant de plein d’affaires, personne est vraiment dupe de mes mensonges poches, mais je suis tannée d’en parler faque je fais juste comme si rien est pis rien finit par être. Je me disais que quand j’allais être assez tannée, j’allais m’en rendre compte pis mettre un terme à tout ça. Ben c’est pas mal ça qui est entrain d’arriver, sauf pour le bout où j’ose sacrer des termes à des places où il devrait y en avoir. Mannnnn je suis lââââââche je suis morte à l’intérieur c’est full basic comme petite côlique de métaphore, mais c’est ça pareil. Je me suis tannée ben comme faut de lui, de nous. Je suis rendue que je nous trouve laids. On se laisse pis le lendemain on s’appelle pis on se répond comme des laids. Tiens on va se dire adieu pis demain je vais t’appeler pour te conter ma première journée d’école ok parfait ok à demain j’ai hâte bisous. Quand ses adieux valent pu rien ses je t’aime non plus. Faque rien fait du bien.

Tantôt je m’en vais chez lui pour qu’on parle encore du fait que c’est fini nous deux, mais y’a juste avec lui que j’arrive à dormir comme il faut faque je vais sûrement me téter une sieste à côté de lui. Pendant qu’il va brailler à côté de moi. On va se pleurer din bras pis s’endormir dans notre mouillé, comme on fait depuis un bon bout. Comment on en est arrivé là? Quand ça arrive pas comme ça, avec de la morve pis tout le kit, on s’arrange pour que ça arrive. On attend que ça saigne, un devant l’autre on attend que l’autre gratte en premier. On est deux petits estiques de junkies un de l’autre. On dit à personne qu’on se voit encore. Je l’invite chez nous quand je suis toute seule, lui la même affaire pis ça me rend fière. Ça me rend fière qu’on partage, qu’on cultive, qu’on entretienne encore quelque chose. Notre honte est notre projet commun de ce temps-citte. Si on sort aller acheter de quoi, on est pas games de se tenir la main dans la rue d’un coup qu’on croiserait du monde. On sort pu vraiment. On s’haït dans le noir de nos appart dans l’été qui finit pas pis quand nos jambes sont ankylosées d’aimer s’haïr on se jure qu’on est rendus trop loin, que c’est fini pour de bon mais on est trop faibles pour se laisser dans la vraie vie, on continue de s’échanger des fantasmes à propos de notre séparation, on jase pendant des heures de notre rupture qui est sur le point de se produire. On se l’imagine, on s’épouvante de comment ça va être difficile, on se désole ensemble sur nous deux. Oh qu’on fait pitié oh qu’on est spéciaux oh qu’on l’a pas eu facile. On pourrait se retrousser les manches et essayer de recroire en nous, mais on est deux petits loosies qui ont peur de toute pis qui voudraient surtout pas prendre des décisions qui impliqueraient qu’on pourrait se restreindre l’un l’autre dans nos libertés de jeunes adultes privilégiés que l’criss qui veulent toute savoir toute apprendre toute goûter toute tourner autour du pot rien donner toute prendre toute savoir rien connaitre ahhh je pensais que j’étais pas fâchée vue que j’étais pas fâchée contre lui, mais je ressens bel et bien une bien et belle colère que j’arrive pas à franchir. J’ai couru au boute de moi sans m’essouffler, je suis revenue pis je me retrouve pu. Je l’ai tellement aimé. Un deux trois go vers le courage de m’aimer à mon tour câline de bines han. Lol chu laiiiide, mais au moins je viens de me faire rire un peu. Troisième café je me pogne une pomme je m’en vais à la guerre crisser la hache dans notre amour je suis pas capable mais je vais le faire quand même. Y’a pas de raisons pour que la 2903e soit pas la bonne qu’est-ce que t’en dis ok let’s go wouhouuu
J’ai trop mal déjà.
On lâche pas.
34260016
Je veux pas avoir eu toute c’te peine-là pour rien. Je veux en faire quelque chose. Je veux piler sur ma tristesse pour me hisser jusqu’à quelque chose je sais pas j’ai des plans de grandeur pour ma désolation on dirait ben. 10-4 RODGERS je te tiens au courant de notre 2903e rupture.

 

 

Lol ça:
Collection des messages SMS rupture pour vous aider et à envoyer pour rompre une relation

10 raisons de pleurer le dimanche.

C’est dimanche et tu te cherches une bonne raison de pleurer parce qu’on dirait que t’as pas de raisons, mais t’as envie de pleurer? Je suis là pour toi 🙂
J’ai mis de la couleur pour tu te dises que je suis vraiment cool comparé à toi.
…………….J’ai au-dessus de 1000 like su ma page Facebook…………………

1. Tu as soupé chez tes parents pis ils avaient préparé des patates pilées avec des carottes dedans pour que t’aies une portion de légumes avec ton tit filet de porc.
CRISS QUI SONT CUTE 😥
Tu trouves ça tellement cute que tu te dis que tu seras jamais cute de même pis les tiennes (patates pilées avec carottes et/ou navets dedans) goûtent jamais bon comme les patates pilées avec des carottes dedans que tu manges chez tes parents, tu seras jamais capable de réaliser ne serait-ce que le quart de ce que tes parents ont réalisé jusqu’à présent dans leur vie esti que t’es pas nice va te coucher tu suite ça va être fait.

2. L’école recommence dans genre deux semaines pis t’as perdu ton mot de passe pour la plateforme qui pourrait t’aider à y voir plus clair dans ce retour des grandes vacances.
Ça serait cool d’avoir ton mot de passe tu te sentirais responsable, d’avoir ton mot de passe pis de juste zzoupp, entrer sur la plateforme de whatever tes cours juste aller zieuter si t’as besoin de quelque chose, mais non t’as pas ton mot de passe pis tu remets à plus tard toujours à plus tard de le renouveler ou t’as pu la réponse à ta question secrète ça te rappelle que dans le fond cet été t’as juste bu de la bière pis ramassé à peine tout l’argent que t’avais prévu ramasser t’as vraiment complètement chié tes possibilités de partir en voyage à Noël bravo esti bravo.

3. Tu pourrais être entrain de faire quelque chose d’important pour ta survie et/ou ton avenir, mais tu fais rien de ça.
À date aujourd’hui tout ce que t’as fait c’est de faire chier un peu ton colloque parce qu’en te réveillant, t’étais full de bonne humeur, mais il t’a dérangé.e pendant que tu étais concentré.e faque tu as répondu un peu bête faque il t’a répondu un peu bête pis finalement vous vous êtes pas reparlé pis là t’es fâché.e mais tu te souviens pu vraiment pourquoi mais t’as encore juste le petit feeling vraiment plate dans la poitrine qui est resté toute la journée.

4. Tu fais de l’anxiété.
Au cas où tu l’aurais oublié.
Même si t’as pas eu de petites attaques récemment, ça s’en va jamais complètement, ces affaires-là, ça peut repopper n’importe quand, oublie pas. En ce moment t’es pas vraiment relaxe. Ton pouls accélère…

(Ayoye)

5. T’as encore pensé à ton ex la dernière fois que tu as eu du plaisir en solitaire.
Non mais esti de loosy pareil! Pas ton ex, toi! Quand le sexe le plus le fun que t’as eu date de plus de 18 mois, ça va po ben on va se l’avouer. Opelaye han.

(J’aimerais pas ça être entrain de lire cet article-là)

6. T’auras jamais un autre corps que celui que t’as en ce moment.
Tu peux le modifier, mais jamais le changer complètement. Même si y’a quatre ans tu courais des 10 kilomètres, là ton genou est scrappe, il va pas arrêter de l’être parce que t’es tanné qu’il soit scrappe. Ça va juste empirer.

7. T’inventes rien.
Tout ce que tu fais, même ce que tu fais de mieux, a déjà été fait 1 milliard de fois avant et probablement mieux que tu le fais.

8. Si on te demande ta définition de quelque chose de « nice », tu penses juste à l’expliquer avec des mots comme « cool » ou « hot ».
Rien dans la langue française ni qui puisse s’avérer une définition potentielle.

9. Tes parents aimeraient tout autant un autre enfant qu’ils auraient s’ils t’avaient pas toi.
C’est toi qu’ils aiment parce que t’es là. Si c’était mettons juste ton frère, leur enfant, ils penseraient jamais à toi.

(Pis? Ça s’en vient-tu les larmes? Ça t’aide-tu à te trouver des raisons de brailler gros bb? ON CONTINUUUUUUUUUUUUE)

10. C’est sale chez vous.
Et, avouons-le, un peu laid.
T’aimes mieux aller brosser que poser des cadres parce que t’as encore 15 ans d’âge mental pis tu trouves ça trop nice de brosser (ou n’importe quel synonyme que tes amis et toi utilisez pour dire saouler pis que ça sonne nice), au lieu de chercher à améliorer l’environnement dans lequel tu évolues. Fine! Wack, mais fine. Profite de ton hangover pour aller checker des photos de monde que tu connais pas sur Instagram pis te demander quoi répondre à ton dernier message texte pendant quatre heures avec ton colloque.

Juste que tu saches, ta grand-mère aimerait beaucoup apprendre à connaitre l’humain que tu deviens.

Bisous mes chouchouxxxx
Ça va aller, demain on reprend notre vie en mains han!

 

 

Mardi passé.

Je penchais d’un bord pis c’était pas du bord que je pensais pencher. Je profitais de mon inclinaison pour caler mon verre. Deux de mes amis se frenchaient en background. Essayaient de se cruiser comme des nouveaux lovers même si y partageaient la même adresse depuis deux ans. Je faisais des sourires à n’importe qui pis n’importe quoi, je me convainquais que je restais là pour les bonnes raisons. De la bonne musique, du bon monde, du gros fun. J’attendais que mes amis finissent de se reconquérir pour me partager les frais de taxi avec eux pis ça, à défaut d’être une bonne raison, c’était la vraie. On arrive ce sera pas long, je pense que je vais finir avec le gars avec qui je danse as-tu vu comment y’est chaud? Oui j’ai vu comment il te regarde, vous êtes cutes, retourne danser. Je me suis retournée et y’avait quelqu’un devant moi assez grand, la posture imposante sur moi. Y veut-tu du change coudonc que je me suis dit, je sais pas pourquoi je me suis dit ça. Il s’est avancé encore plus qu’il était déjà avancé dans ma direction.

T’es la plus belle dans le bar à soir, fonce, en tout cas je voulais juste te dire ça, bonne soirée, j’espère que tu t’amuses. Il m’a souri et il est parti vers la sortie.

Il pensait s’en aller comme ça. J’y ai couru après jusque dans l’entrée, je l’ai empêché de héler un taxi, je voulais qu’il prenne le temps que j’y dise merci, le sermonner de lancer des compliments comme ça sans rien attendre en retour c’était pas correct voyons, fallait pas qu’il s’en aille de même attends menute on va jaser, viens t’asseoir, j’pas pressée. J’ai sorti mes yeux de chatons qui vient de faire tomber quelque chose de cassant. Je l’ai tiré jusqu’à une table. J’y ai demandé son nom. Ça sonnait portugais. Je parle portugais! Oi, boa noite. Je l’ai conquis en lui contant l’histoire des deux niaiseux qui faisaient semblant de pas se connaître dans le coin du bar. C’est cute. Mets-en. Il a déposé son sac, m’a posé des questions sur le bout des lèvres en se mordant le dedans des joues; il fallait qu’il s’en aille, il travaillait le lendemain, il avait simplement voulu me dire tout ce qu’il avait vu de beau chez moi avant de partir parce qu’il trouvait ça dommage de me voir seule comme ça et de s’imaginer que je sois triste pour quelques raisons, il voulait vraiment juste me faire sourire, mais oui il le pensait vraiment. Triste, je l’étais peut-être, c’est mes affaires, n’y pensons plus.

J’ai dit j’ai du gin pis des clopes chez nous, fumes-tu bois-tu faut continuer notre conversation, ça vient d’où ton nom? Je pensais même pas que y’avait d’autres personnes que moi sur la terre qui parlaient portugais ben non c’est une joke excuse-moi j’ai pas mal bu. Il disait c’est ben correct on a tous nos soirées, j’aurais ben dit oui pour le gin et les clopes mais je veux pas être ton mal de tête demain matin. Ouin mais moi frencher ça m’empêche d’avoir mal à la tête le lendemain matin je sais pas c’est comme ça ouais c’est bizarre han oups je viens comme d’avouer que je veux qu’on frenche. Il a pris mon manteau et a dit ok let’s go ça fait longtemps que j’ai pas juste fait de quoi comme ça, sur un coup de tête j’aime ça, pas savoir ton nom pis aller chez toi c’est hot je me sens welling as-tu des colloques qu’il faut pas réveiller ou je vais pouvoir te chanter la pomme? J’ai dit oui une, elle revient demain matin si tu me découpes en morceaux elle va le savoir anyways mes deux amis là-bas vont pouvoir donner une description assez fidèle de toi ils nous regardent depuis tantôt t’es dans marde si t’es un tueur en série. Il a trouvé ça important de me dire qu’il était pas vraiment tueur en série je sais pas pourquoi il a fait ça, on dirait qu’avec le recul je me dis que j’aurais du avoir plus peur du fait qu’il se défende de pas être un tueur en série, mais l’histoire c’est pas qu’il m’a découpée finalement je sais pas pourquoi j’accroche là-dessus. En tout cas. Y’avait rien de rough y’avait rien de trop direct, on était gêné et on essayait pas de faire comme si non.

On a ri on s’est pris un taxi j’évitais de lui dire mon nom quand je faisais référence à moi à la 3e personne comme on fait des fois sans raisons quand on veut que l’autre apprenne à nous connaître vite plus vite plus vite on arrive-tu bientôt oui inquiète-toi pas moi aussi j’ai hâte. Ouvre ta fenêtre sérieux je suis bien là. Moi aussi. Cool. C’est rare d’être bien, on va en profiter. Les flashs de lui que je voyais plus clairs à cause des lampadaires dans l’auto me faisaient plaisir. De la peine ça oui j’en avais, mais pas à cause de lui, c’est mes affaires. N’y pensons plus.

C’est sûr qu’aujourd’hui je me demande si la joke que personne d’autre que moi qui parle portugais était pas de trop t’sais, mais pas si souvent.

Rendus chez nous on dirait qu’il était moins à l’aise, il regardait partout, oubliait de me regarder moi. Il avait l’air content on s’est rien dit d’important à la table de la cuisine pendant environ une heure c’était gentil. Il regardait les photos sur le frigo et on se racontait des histoires. Tu dis-tu souvent des compliments à des inconnues dans des bars? Non, mais je suis content de l’avoir fait. Moi aussi, viens on va aller se coller dans mon lit je suis tannée de te parler de l’autre côté de la table. Il m’a regardée comme il faut. Un mélange entre l’empressement et le respect et oui ça se peut.

J’ai pas envie que ça soit juste comme ça si tu veux qu’on se fasse quelque chose on va se faire quelque chose qui ressemble à de l’amour sinon ça donne rien sinon on vaut quoi sinon il restera rien de ça dans mon café demain. J’ai dit ok bonne idée j’étais ravie qu’il prenne le temps de me saluer au complet dans tout ce que je lui montrais de moi. Il a rallumé la lumière que j’avais éteinte plus par habitude que par complexe. Il a enlevé mes bas en enlevant les siens j’ai trouvé que c’était une délicate attention. Il a touché la corne sous mes pieds je lui ai dit que je revenais d’un long voyage est-ce qu’on revient pas toujours de quelque part au fond qu’on se disait et c’était vrai parce que j’étais déjà entrain de repartir en quelque part avec lui là là à 2 : 23 du matin dans mes draps fleuris pour faire semblant que l’été dure toute l’année. Il a pris un des élastiques à son poignet et a attaché mes cheveux pour voir tout mon visage j’ai demandé c’est pas à ça que ça sert des oreilles justement à mettre tous ces cheveux-là derrière? Il a pas ri a continué sa belle couette qui penchait d’un bord, le même que moi. Il s’en est fait une lui-même tranquillement en me regardant me languir de lui, ça nous amusait, on avait déjà prévu faire quelque chose qui ressemble à de l’amour faque je me sentais pas mal de sortir mes yeux de t’en viens-tu on dirait ça fait dix ans que je t’attends. Y’a enlevé son t-shirt je me suis dit que j’allais pas me laisser déshabiller tout le long alors je l’ai imité. On a ri quand il a fait semblant de détacher sa brassière. Rapidement on s’est imité jusqu’à la peau. Je me suis couchée sur le dos, il s’est assis devant moi, j’ai mis mes pieds sur son torse, j’avais pas peur qu’il trouve ça dégueu ma corne sous mes pieds et je me suis dit ça à propos de toutes les parties de mon corps qu’il a pris le temps de regarder c’est-à-dire toutes.

Il m’a demandé si je jugeais avoir trop bu et si j’étais encore à l’aise que ça se donne. C’est là qu’on s’est embrassé pour la première fois, non, on s’était pas encore embrassé. T’embrasses bien, ça m’excite, t’embrasses bien toi aussi, non toi plus, ok les deux on embrasse bien, oui! T’es vraiment beau, sérieux je me disais justement que je te trouve vraiment belle, je disais pas ça pour que tu me dises ça, moi non plus je te trouve juste belle dans la lumière, ok les deux on est beaux, c’est beau. T’es-tu fâchée? Non embrasse-moi plus fort.

Il s’est penché sur moi et nos deux corps ont aimé ça en tout cas ça avait l’air parce qu’ils réagissaient fort pas mal. Ça été un peu compliqué de commencer parce que même si on faisait semblant de faire l’amour on avait pas le petit minouuuuuuuuuuuuuuuquejet’aime qui vient avec faire l’amour pis on avait pas encore de complicité pour remplir les silences qu’on échappait de temps en temps genre quand je me suis étiré le bras pour trouver de quoi protéger nos beaux sexes. On a rapidement trouvé un terrain d’entente et rempli les silences avec des soupirs d’abord retenus puis des plaintes des fois quand même longues en tout cas pour ma part. Il savait toujours pas mon nom et j’osais pas lui redemander le sien. J’étais contente que ma colloque soit pas là les autres fois où on a recommencé notre routine de gymnastes sentimentaux.

Y’a pas eu de niaiseries comme avoir peur de trop laisser paraître quelque chose. Y’a pas eu de moments où c’est que je faisais juste me demander quand c’est que ça allait se finir pis si ça avait été le cas on dirait qu’il s’en serait rendu compte. Y’a pas eu 36 changements de positions juste pour que ça fasse nice à raconter. On dirait que nos corps ont jasé pendant toute la nuit en buvant du vin dans un souper où tout le monde osait dire son opinion pis que le but c’était jamais d’avoir plus raison que l’autre. Quand on a été assez fatigué, on s’est dit merci pis nos deux corps se sont tenu la main vers le dodo.

Le lendemain matin, une alarme a sonné pis c’est ça qui a failli me donner mal à la tête. Il a dit oh non merde je suis toto j’ai oublié mon travail qui oublie son travail? J’ai ri en entendant toto et j’ai souri en le voyant paniquer. Je me suis réveillée rapidement, je l’ai aidé à ramasser ses vêtements on s’embrassait dans l’empressement, j’ai adoré notre travail d’équipe. On se battait avec la gravité et on retombait souvent sur le lit sans avoir l’impression de perdre contre quoi que ce soit. Je me promenais dans l’appart avec mon drap contour sur les épaules pour aller remplir nos verres d’eau, j’avais l’impression de conquérir des nouveaux territoire j’ai compris le thing historique avec les capes. Il a calculé qu’il avait le temps de boire un café, on a oublié de boire un café parce qu’après s’être dépêchés pour ramasser les vêtements on a pris la décision de les laisser en boule dans un coin de la chambre parce qu’on a aussi calculé que ma colloque revenait pas avant que lui ait à partir. On se disait qu’on était mathématicien. Pierre pis Marie Curie même si ça avait pas rapport.

Debout dans l’entrée de l’appartement, on s’est embrassé doucement, j’ai fermé la porte derrière lui et je suis allée me coucher sur mon lit. Parce qu’il m’a fait sentir invincible en plaçant ma cape comme il faut sur mes épaules avant son départ et pour des centaines d’autres raisons découlant de situations s’étant produites entre 2 : 23 et 9 : 45, j’ai pas pris le temps de penser à un lendemain pour nous deux parce que j’étais aujourd’hui au complet. J’aime imaginer que même s’il avait pas de cape, il a flotté un peu en se rendant à sa job.

J’ai fixé le plafond en me disant que j’aurais aimé qu’il fasse demi-tour, mais que c’était correct qu’il l’ait pas fait. Ma colloque est arrivée, j’ai crié Momoz! pour qu’elle vienne me rejoindre. En voyant l’état de ma chambre et de mon visage elle a ri. Elle m’a demandé si j’avais des nouvelles de Benji finalement j’ai dit non, j’avais pas de nouvelles de personne et j’en voulais pas non plus, j’ai même pas pensé me cacher devant Momoz et elle s’en est foutu. Je lui ai parlé de l’amour que j’avais inventé la veille avec un inconnu et ça paraissait qu’elle attendait la fin pour savoir quand est-ce qu’elle allait le rencontrer. Je me suis mise à pleurer. On s’est aimé pis j’ai pas peur de le dire. Qu’est-ce que j’ai Momoz? Je veux pas le revoir, je l’aime et je veux pas le revoir parce que je m’aime aussi ce matin. Je pleurais et je riais en même temps. Faut que j’accepte qu’on a vécu quelque chose et que c’est terminé, malgré toute l’exaltation, malgré tous les pouvoirs magiques qu’on s’est transmis et les territoires conquis ensemble. On va le retrouver, je veux pas que tu pleures! On va pas le retrouver parce que cette histoire-là est déjà terminée et je pleure parce que je veux essayer de l’accepter, je veux prendre tout ça et continuer avec, je veux en faire une photo que je regarde avec tendresse, on va parler d’amour encore dans soixante-ans grâce à lui, je comprends qu’il a pas été là en vain, même s’il a pas de durée dans notre temps, tu comprends Momoz? Ma colloque s’est levée, a ouvert les rideaux. Je vais nous acheter du jus d’orange, t’es due pour un jus d’orange. Toi, pendant ce temps-là, tu restes couchée à repasser les plus beaux moments dans ta tête, t’essaies de pas en laisser un filer. Quand je reviens, je te démaquille et on va aller marcher. Je sais pas c’est qui lui, mais il t’a guérie de quelque chose pis on va toujours l’aimer.

5735001257350011

On a pas inventé l’amour, on lui a fait honneur.

Crédits photo : Christian Quezada

Une personne ordinaire.

 

Je suis une personne ordine. Depuis que mes amis ont des jobs qui fittent (des fois crissement plus ou moins) avec leur champs d’étude ou en tout cas des jobs en général qui les lient à des responsabilités qui vont mener à d’autres responsabilités blaaaablaaableuuhhhhh, je les texte des fois le matin : «Bonne journée d’adul.» Sont obligés de se lever, les petits menés. Ils peuvent pu faire les calculs genre : «J’en ai manqué aucun à date cette session-ci, je peux ben faire ça, juste ce matin, en plus je suis même pas hangover faque je suis pas irresponsable de pas y aller.»

Je suis une personne ben ben ordine : quand je me réveille le matin, j’haïs ça quand mon cadran sonne, mais j’ai ma petite routine que je connais à la minute près ce que j’ai le temps de faire ou pas avant telle ou telle minute pis après ça quand je décide de dépasser ces minutes-là je suis capable de faire le calcul de quoi d’autre va falloir que je coupe dans ma routine matinale pour me rendre à la job à l’heure. Me faire un café, c’est genre 8 minutes, pis prendre le temps de le boire, c’est + 12 si je mets beaucoup de lait dedans, comme ça je peux commencer à le boire tout de suite à la première seconde. Kin.

Une personne ordinaire qui des fois fait des jeux de regards avec son ami pour dire : «Ok là je te vois aller, t’es entrain de mentir à Marc, mais tu me regardes avec ce regard-là ça veut dire que là les deux on va mentir à Marc parce que je suis plus proche de toi que je le suis de Marc faque tu vas mentir à Marc dans la prochaine conversation pis je vais rien dire, je vais mentir par omission pour toi.» Être deux dans le mensonge c’est correct ça sonne plus complicité entre nous que mensonge envers Marc ok, let’s go. Des fois, en personne ordine que je suis, je mens un peu, mais je pense que si je dis la vérité dans un court lapse de temps après avoir dit une menterie, ça compte pas ou très très peu. Je suis une personne ordi qui prend pour acquis que si on s’excuse assez, y’a pas de raison pour que le monde nous excuse pas.

Une personne ordi qui pense que manger de l’hummus c’est santé pis qui ressent pas le besoin de dire «nous avions» au lieu de «on avait» parce que des fois ça fait comme si je me vantais de l’avoir déjà lu en quelque part pis que de plugger « nous avions » de même, entre deux puffs de bat ça fait weird pis j’ai l’impression que les autres autour se sentiraient pas ben que je dise « nous avions ». Je dis toujours « on avait » comme tout le monde pis je me sens bien de dire on avait. Même à l’écrit j’écris jamais « nous avions » c’est ça, c’est la vie des gens ordis.

C’est nice être une personne ordi parce qu’on est une coupeule à être de même, juste ordi, pis fêlé un peu des fois comme quand le monde déplace les tapis chez nous pis qui les replace pas après, ça me rend folle dingue de problème de personne ordinaire. Je regarde le monde comme si y’avait sauté les pieds plein de bouette dans mon lit sur mon oreiller, sur ma doudou, j’ai envie de dire MOI JE VAS TU CHEZ VOUS TOUT COCHONNER TON APPART NON FAQUE REPLACE DONC MON TAPIS maudit sans dessein non mais si t’es pas capable d’apprendre à être un citoyen adéquat par toi-même, va sur Youtube il doit ben avoir un tutorial pour ça j’sais-tu.

Je suis une personne ordi, j’ai une tasse préférée chez nous qui a sa place dans mon armoire, je place toujours ma tasse au même endroit à un centimètre près pis personne a le droit de boire dedans, mais personne le sait faque des fois y’en a qui boivent dedans pis ça me fait chier. Je les regarde toute le long pis j’ai juste hâte qui finissent leur breuvage pour que je puisse laver ma tasse pis la remettre à sa place.

Je suis une personne ordinaire qui pense que boire une bière tout seul la semaine c’est vraiment dangereux pour l’alcoolisme, mais qui trouve relativement ok de s’en clancher 8 d’une shot dans un party.

Je porte moins souvent mes vêtements préférés parce que je veux pas qu’ils s’usent trop vite.

Quand ma vaisselle est faite, j’ai l’impression que mon appart est fucking clean.

Quand j’ai pas mon cell, j’imagine que 100 personnes attendent après moi en quelque part que j’ai sûrement oublié où, mais ça doit être vraiment important sauf que personne peut me le rappeler parce que j’ai pas mon cell, faque je badtrippe un peu pis là ben pour me consoler je me souviens du temps où les gens avaient pas de cell pour se rejoindre, pis ça fonctionne pour me calmer pour vrai.

Avoir un plan de tomates chez nous ça me fait sentir responsable.

Quand une de mes plantes meurent j’ai le goût de brailler.

Je m’achète un gros criss de basilic une fois par année pis je me fais croire que je vais faire du pesto avec, mais finalement il finit par mourir pis je fais juste brailler.

Je me fais souvent la réflexion que le bonheur pis la tristesse sont en compétition illégitime parce que y’a plein de façons d’être triste, mais pas full de façons différentes d’être heureux. Après avoir écrit une phrase de même je me sens mal parce qu’au fond le bonheur ça existe pas. Après je me dis que je devrais supprimer ces deux dernières phrases là parce que y’ont pas rapport, mais je le fais pas parce que criss si y’a du monde qui parle de tuer des « estis de cyclistes caves » sur Spotted Mont-Tremblant, ben moi c’est vraiment pas si pire que je parle du bonheur comme quelque chose de tangible pis d’en compétition avec la tristesse.

Quand j’écoute des vidéos Dove réalisées pour la confiance des femmes en elles-mêmes des fois j’ai des frissons pour vrai, même si je sais que c’est juste des stunts publicitaires je trouve que ce sont de beaux stunts publicitaires, même si je sais que les personnes choisies sont pas choisies au hasard pis qu’elles ressemblent jamais vraiment aux personnes que je croise quand je vais au dép, je trouve que les vidéos sont bien faites pis elles me donnent envie de pleurer quand les petites filles disent qu’elles se font souvent dire qu’elles sont pas aussi fortes que les gars.

Des fois j’en veux à ceux qui arrivent en retard au cinéma même s’ils m’empêchent pas vraiment d’écouter le début du film. Après ça je me chicane parce que je me dis que tout le monde a le droit à un film à l’air climatisé de temps en temps, je me sens mal, mais tellement mal que j’ai envie de leur sourire, mais là je me dis que si je me retourne je vais les mettre mal à l’aise faque je le fais pas, mais finalement je pense à ÇA pendant tout le début du film.

Je suis une personne ordinaire qui aime beurrer son beurre de peanut quand sa toast est encore chaude. Quand je change la police, dans mon traitement de texte, je me sens olé olé. J’aime ça aller à la pharmacie sans raison en particulier. Quand je suis en couple pis que je vois du beau monde l’autobus je me dis estique toutes ces belles personnes à portée de main avec qui je pourrais fourrer esssssttiiiquuueeee. Quand je suis célibataire pis que je vois un beau gars dans l’autobus, je l’ignore estique je suis pas folle.

Faut arrêter de chercher du monde pas ordinaire, on est tous des loosy, c’est nice. Je sais que dit de même, ça sonne pas très glamour, mais je me disais qu’on pourrait se coucher dans un lit, comparer nos nombrils pis se trouver uniques entre nous pareil.

IMG_9328

Faque, ça te tente tu ?

 

 

 

Emmanuel Schwartz trippe su moi ben raide.

Depuis à matin j’arrête pas de me dire que c’est sûr que je vais avoir la grippe et chaque fois que je me dis ça je me réponds d’arrêter de me dire ça sinon ça va finir par arriver.

 

Faque.

Cinq minutes réalistes.

Ma grand-mère, on l’appelle Marie.

– Allô?
– Allô Marie?
– Oui!
– C’est moi!
– Oui!
– J’ai entendu dire que c’était ta fête, cette semaine!
– Oui!
– Ben bonne fête!
– Oui!
– Ça va bien?
– Oui! J’arrête plus de recevoir des appels, les gens sont gentils, ils pensent à moi. Ton père m’a dit que t’avais essayé de me rejoindre hier, mais j’étais au téléphone avec mon beau Jean.
– Il va bien Jean?
– Ah oui, il va très bien. Tout le monde est en santé, moi je suis contente.
– Toi, es-tu en santé?
– Ben c’est sûr que je rajeunis pas, mais je suis pas pire, pour mon âge. C’est pas mal drôle que tu m’appelles aujourd’hui, j’ai pensé à toi toute la journée.
– Ah oui, comment ça?
– Ben je pensais à toi, je me demandais qu’est-ce que tu faisais, aussi, je savais que t’allais peut-être m’appeler.
– Bon ben crime, t’es peut-être une voyante.
– Ah, non, je penserais pas. Je t’ai pas dit ça, l’autre jour, j’ai eu toute une frousse.
– Ah ouin, qu’est-ce qui s’est passé?
– J’avais perdu ta photo.
– Ma photo?
– Oui. J’étais tellement énervée que je la voyais pu. Finalement Julie est venue me voir pis elle l’a retrouvée.
– Bon ben merci, Julie. Était où, la photo?
– À la même place que d’habitude, mais je la voyais pu. Finalement Julie me l’a retrouvée elle a dit, ben est juste là la photo! J’ai paniqué, je la trouvais pu, mais était juste là. T’sais quand on panique.
– Bon, ben au moins ça a bien fini.
– Oui! Toi, tu vas bien là? Tu travailles fort? T’as toujours été travaillante.

..

J’ai eu envie de tout décâlisser, autour de moi. Me prendre un billet de chameau jusqu’à nulle part, aller chercher grand-man, la prendre su mon dos pis l’emmener manger un zambégueur, tranquille. Un esti de bon zambégueur, relish, moutarde, un peu d’oignions sul top pour la santé digestive, mais pas trop d’oignions pass sinon ça pique la langue.

Non, au lieu de ça j’suis sortie dans un bar laitte. Au yable me poser des questions sur la vie en générale, la vieillesse, mes aspirations, vive mes ambitions d’être partout où un amour potentiel pourrait se montrer le bout du nez. Au yable prendre soin de ce que j’ai déjà, faut que j’essaie d’avoir ce que j’ai pas encore pis que je sais même pas encore que je veux. Yessir penser à rien le temps d’une paix, au yable ma ride de chameau avec grand-man, vive me mettre chic pour des inconnus pis me trouver laitte toute la soirée quand même parce que les inconnus sont plus beaux que moi, que je me dis. Vive me comparer à d’autres qui ont l’air vraiment plus relaxes que moi dans leurs vêtements pis qui ont même pas l’air de s’être forcés pour avoir l’air de ce qu’ils ont l’air. Vive les checker me checker, faker un sourire de temps en temps.

Vive avoir du fun pour vrai pendant cinq bonnes minutes d’affilées parce qu’après cinq bonnes bières flattes d’affilées, les cinq minutes de fun sont réalistes.

Pendant mes cinq minutes de fun réalistes dans un bar laitte avec de la bière flatte, t’es venu me voir. Tu m’as parlé de mon amie Sandrine. Tu m’as parlé de Sandrine comme ça faisait longtemps qu’on m’avait parlé d’elle, j’ai même eu l’impression de la revoir pour la première fois, à travers tes mots gentils. Dans les derniers mois, Sandrine avait eu tellement peu de fun à se rendre jusqu’au bout des derniers mois, que j’étais sortie dans un bar laitte avec elle pour qu’elle boive cinq bières pour avoir au moins cinq minutes de fun. Chose faite.

Je t’ai dit, je me cite : «Va pas la chercher, c’est une maganée».
J’t’avais dit ça dans le coin du bar laitte entre deux toilettes ou entre deux clopes, me souviens pu.

Commander, jaser de rien, aller pisser, jaser de rien, aller fumer pour jaser de rien, commander, jaser de l’autre qui t’as dit telle affaire de façon quand même rough, jaser de tes sentiments là-dessus, jaser de rien d’autre et dire salut de la tête à du monde que tu t’en crisses, faire le tour des yeux des possibilités de pas finir tout seul, boire, pisser, retourner fumer pour se parler sans crier, recommander, ma grand-mère a paniqué parce qu’elle pensait avoir perdu ma photo, criss c’est cute, ouais han.

T’as dit de quoi en voulant dire que d’habitude quand notre ami nous parle qu’il veut se ramener une de nos amies, on dit «Ouiiii elle est géniale», pas ce genre d’affaires-là bizarres de fille maganée? J’avais répété, des bulles din yeux, le sourire sur le bout des joues «Sois juste sûr d’être persuadé, c’est une maganée. J’ai pas envie de faire semblant que je sais pas qu’a l’est.» J’aurais du ajouter de quoi comme : «Je me sentirais mal en esti que tu la maganes encore plus, laisse-la refaire sa flore cardiaque avant d’aller te crisser les deux pieds dans son jardin émotif.» Si j’avais eu les capacités de répondre ça à ce moment-là j’aurais été fière de moi, mais en vrai, la bière flatte, ça me ramollit le jugement, j’ai juste répété qu’était maganée pis je voulais pas que tu la maganes encore plus. Maganée, c’est pas cute à dire, ça fait cicatrice dans face à cause d’un canif rouillé, mais sérieux c’est presque ça que je voulais dire. Sauf que cicatrice dans l’âme à cause d’une blessure qui s’est infectée.

Si tout le monde est en santé, c’est ça l’important.

Finalement vers 2 :00 je vous ai bénis entre toutes les femmes, deboute sur le trottoir de février, faisait à peu près moins mille dans mes os pis dans mon enthousiasme. Vous êtes partis pour une lune de carton dans votre taxi de la même couleur que tous les autres taxis de fin de soirée. Je vous ai très mal souri, je m’en souviens, les yeux un peu fermés sur la situation, sans véritable réjouissance des temps modernes dans la voix. Je travaille fort, j’ai toujours été travaillante.

Quand une maganée pis un mélangé s’en vont en bateau, tout le monde tombe à l’eau pis c’est moi qui reste, deboute, sur le trottoir de février, dans le milieu de rien. Dans le milieu de rien parce qu’on prend le temps de rien bâtir, on monte tusuite les escaliers par deux marches, en courant. Pendant ce temps-là, quelqu’un cherche notre photo en paniquant, mais nous on se tient tout seul, le coeur frette sur un trottoir salé de février.

Les prémisses de votre nuit étaient claires et étalées au grand jour d’un samedi de février frette. C’te printemps-là allait pas voir votre amour fleurir.

Je me suis mise à la même place que d’habitude, Marie. À la même place que d’habitude, mais je me voyais pu. Peut-être qui serait temps que j’arrête de me mettre chic pour des inconnus. J’sais-tu.

2013-09-02 02.15.17

Faut pas paniquer, faut prendre le temps de manger des zambégueurs, tranquille. Après on se rend compte qu’on était encore là, tout ce temps-là qu’on pensait s’être perdu.

Pas dire ces mots-là que tu veux entendre.

– Man Matt s’est fait une chix je panique un peu là.

– WHATS! Raconte. Comment ça s’est passé, comment tu l’as su?

– Ben hier un moment donné il répondait pu pentoute, faque là je me suis mise à paniquer pis j’y ai demandé si y’avait rencontré quelqu’un, mais je voulais pas vraiment le savoir, je disais ça plus en blague. Il m’a dit que oui pis que c’était pour ça qu’en fin de semaine il m’avait dit qu’il voulait pu qu’on couche ensemble. Je panique un peu, sérieux je comprends pas comment ça a pu arrivé. Moi too là je sais que j’ai couché avec quelqu’un d’autre, mais je me suis jamais dit que je l’aimais. Me semble en tout cas. Je me suis tu déjà dit que je l’aimais? Je sais que j’aurais pas été capable de l’aimer à long terme en tout cas. Je le sais maintenant que j’aurais pas été capable. J’aurais été en amour avec le fait que je me disais que c’était le destin, que Matt pis moi on était vraiment pas faits pour être ensemble parce que le destin c’était que je sois avec l’autre. Je sais pas trop. J’ai pas vraiment dormi cette nuit pis je travaille taleure, ça gosse. J’aurais envie de le voir et de lui demander pourquoi il aime quelqu’un d’autre t’sais carrément lui demander ce qu’elle fait que je faisais pas, lui demander comment c’est quand elle le suce. Si elle suce. Combien de fois ils font l’amour par fois qu’ils se voient et aussi si elle est capable d’inventer des recettes comme moi. Ouash pourquoi je pense à ça ça me donne mal au coeur. J’espère pour lui qu’elle est capable de suivre une recette. Je lui souhaite de tout coeur qu’elle soit capable de suivre une recette. Moi les recettes c’est pas mon fort. Je déroge toujours des recettes. J’pas ben là. Je veux pu jamais le revoir autant que j’aimerais ça qu’il revienne et qu’il se loge dans moi carrément dans moi pis qu’il parte pu jamais de dedans moi. J’pas ben man j’ai plein d’agressivité.

– OK mais il a rencontré quelqu’un ça veut pas dire qu’il déménage avec, il est peut-être juste respectueux et veut pas coucher avec vous deux en même temps? Il a dit quoi exactement?

– Il a dit oui et que c’était pour ça qu’il voulait pu qu’on couche ensemble, mais qu’il aimerait ça qu’on s’en reparle en face, pas par message texte.

– Enfin un bright. Il revient quand?

– Vendredi soir, supposé. Ouash je me sens sale peut-être que des fois on se parlait pis qu’était à côté elle a entendu ma voix être gentille ça m’écoeure.

– Tu lui as répondu quoi quand il t’a dit ça?

– J’ai dit que ça se pouvait que je sois pas là en fin de semaine faque il pouvait l’inviter à venir visiter l’appart si il voulait.

– Hahahaha toutes les mêmes. Lui dire que ça te faisait quelque chose, non?

– Ouash non qu’y crève. Avec elle. Heureux.
Mariés pis fiancés. Les deux en même temps.
J’y souhaite un babe man qui a sa face laide à elle.

– Tu sais c’est qui?

– Sûrement une fille de sa job. j’men criss.

– Oui clairement. Et il a rien répondu?

– Il a répondu Jinny…. J’ai dit Jeanne mon nom. Pis on s’est pas réécrit pis là ben je fais juste me dire qu’il est avec elle entrain de rire full fort de moi pis de nous pis de ridiculiser notre appart se dire qu’il est laid comme tout ce qu’on avait ensemble.

– Ben il travaille en ce moment faque il est pas entrain de faire ça.

– Quand on a commencé à sortir ensemble des fois on allait pas à nos cours faque peut-être qu’il va pas travailler àc’theure qu’il sort avec elle.

– Ok, mais ça sert à rien de te dire ça, vous allez vous voir en fin de semaine, tu vas rester à l’appart et lui avouer ta vulnérabilité.

– Sérieux je l’aime pu ce gars-là, il peut pas me faire ça. Je voulais pas qu’on se laisse je voulais qu’on travaille, je voulais qu’on essaie d’aller mieux.

– T’aimes vraiment mieux qu’il se dise que tu gères la situation et que tu t’en fous semi même si c’est pas le cas au lieu qu’il sache à quel point tu le vis mal et que peut-être lui aussi?

– Je veux pas le faire gagner sur moi.

– C’EST PAS UN CONCOURS MY GOD. TA FIERTÉ POGNÉE DANS GORGE JUSQU’AU BOUT HAN TOI. Tu te blesses autant que tu le blesses quand tu fais ça. Tu fais ton choix, je vais le respecter, mais là ou tu le laisses s’en aller tranquille et tu restes avec ton orgueil bizarre et inutile. Ou t’assumes que t’es pas un robot et que t’as fait une erreur. Sauf qu’arrête de lui faire subir tes montagnes russes d’émotions pas assumées. Tu l’as laissé, Jeanne. Il a été blessé pis faut que tu vives avec les conséquences de tes choix poches. Tu voulais aller frencher ailleurs, il veut aussi aller frencher ailleurs. Àc’t’heure assume que le gars t’a bien aimée et qu’il a peut-être envie de s’aimer lui un peu. Ça se peut que s’aimer lui passe par toi, ça se peut aussi que s’aimer lui passe par elle. Arrange-toi donc pour que s’aimer lui passe par toi.

– Faut que j’y aille, contente de t’avoir parler, bonne soirée!

VLUU L100, M100  / Samsung L100, M100

– De nada man.