Ma Querelle

Ma querelle, c'est aussi la querelle de tout le monde (pas tout le monde sur la terre, j'sais ben, j'pas épaisse).

#rebound

rebound

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Illu: Thomas DB

Boutique en ligne

 

Suppp les chumz
J’ouvre cette petite boutique en ligne pour le temps des fêtes, je la fermerai le 19 décembre prochain (2016, si quelqu’un dans l’avenir lit ça). Je ferai la plupart des envois postaux ce même jour. Si vous êtes pressés, me le signifier, mais comme j’accumule les petites jobines sua slice pour pouvoir continuer de vous feeder en littérature abordable mais pas cheap, je suis short sul temps des fois. On verra ben, y’a toujours moyen de moyenner.
Vous pouvez aussi inclure des petites demandes spéciales, des fois je feel pour en réaliser.
Le zine #1 et le zine #2 (collaboration avec Thomas DB) sont disponibles et si vous êtes intéressés, je peux checker pour re-rendre dispo le #3 (collaboration avec Maude Arès)!
Dans les deux disponibles, c’est écrit à l’intérieur comment réaliser vous-mêmes vos soirées Ma Querelle à la maison
Écrivez-moi de manière polie et raisonnable au maquerellepointnet@gmail.com si vous avez des questions 🙂
Ma Querelle a trois ans! Yess

Visitez ma page Etsy!

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Métaphore douteuse amitié sincère lol.

Je comprends ben le principe là que tu le trouves cool pis que toi t’as de la misère à te comprendre surtout que là c’est novembre pis tu trouves pas vraiment d’utilité à ta vie jusqu’ici ouais on parle en termes d’années pas juste en termes de mois là, je sais, sauf que j’ai pensé à toi tantôt en revenant de l’épicerie pis là je voulais te le dire (en passant salut, pas le temps pour les salutations, j’ai mieux à faire je suis sur une belle lancée je te ferai des salutations une autre fois).
Je marchais dans la rue avec mon gros emballage de papier de toilette en dsous du bras je prends l’emballage vert faque je me sens écolo, miss monde that’s it c’est moi t’sais comment c’est (joke je viens de me désabonner à l’infolettre d’Équiterre woupsss). J’écoutais de la bonne musique il faisait pas trop froid t’sais y’avait rien pour me faire sentir nerveuse ou whatever, mais sais-tu à quoi j’arrêtais pas de penser? Le scénario que j’arrêtais pas de me répéter? haha je m’imaginais que le monde que je croisais se disait coudonc elle se torche donc ben elle ça a pas de classe! Douze rouleaux! Pis là je m’imaginais leur répondre eee tayel qu’est-ce qui te dit que j’ai pas six colocs ça a pas rapport continue ton chemin je suis sûre que t’as voté pour Trump (sujet de l’heure on en reparlera). Faque j’t’arrivée chez nous pis là j’ai défait mes courses direct en arrivant joke avant ça j’ai checké voir si mon chum m’avait écrit pass je l’aime tu le sais on s’étendra pas là-dessus (on en reparlera en buvant du vin pis je te conterai notre dernière chicane vraiment conne comme tu les aimes). Bon là après checker le cell, deuxième mission, ranger le papier de toilette ce que je m’empressa de faire!!!! Pis là je me suis penchée, j’ai commencé à ranger le papier de toilette, somme toute assez banal comme mouvement ok pis j’ai pensé à toi, pis ton dude, pis au fait que tu me dis toujours qu’il est comme une coche au-dessus de ce que toi tu seras jamais pis que y’a pas vraiment de raisons de te trouver nice pis que ça me gosse en tka, je te dirais ben astique il se torche comme tout le monde! mais ce serait prévisible je vais juste continuer de te conter ma vie en te disant quand j’ai pensé à toi pis à la situation en couuuurs entre toi et lui.
Faque là je rangeais mon papier de toilette dans mon armoire dédiée à cet effet you know. Classique cas de papier de toilette. Après ça j’ai déballé mes tits sachets de thé suremballés pour les mettre dans ma boite à tits sachets de thé pis là j’ai encore pensé à toi qui viens boire du thé chez nous, la face à moitié souriante à moitié triste pis qui dis encore que y’a pas de raisons de se retourner sur ton passage pis là poufff j’ai pensé à plein de vedettes de même one shot! Plein plein plein de vedettes me sont venues en tête. Plein de noms de vedettes québécoises dang dang dang OK. Pis là je me suis rappelé quand on a vu une fille l’autre fois prendre un thé avec Philippe Brach, t’en souviens-tu? On se disait que la fille qui prenait un thé avec Philippe Brach avait l’air plus fière de prendre un thé avec Philippe Brach que Philippe Brach avait l’air d’être fier lui-même d’être lui-même. Elle regardait partout en voulant dire avez-vous vu avec qui chu? Pis lui la regardait elle pis des fois à terre, pas trop sûr d’être à l’aise d’être Philippe Brach entrain de boire un thé en dehors de chez eux. T’en souviens-tu? Il était content d’être là là c’est pas ça que je dis, je dis juste que y’en revenait lui, de lui-même!
OK je continue. Après ça, je trouvais ça plate pis pas d’ambiance chez nous faque j’ai mis de la musique, j’ai ouvert mon iTunes pis je suis tombée sur UNE TOUNE DE MON CHUM que tu sais que j’aime t’sais. Pis là ben j’ai eu cette idée folle pis pensée folle que si mon chum (love) devenait une estique de vedette demain matin. OUI. Demain matin. NON. Mais tka! OK écoute non là sans joke, vedette. Interplanétaire. Avec ce petit riff de guitare là qu’y m’a enregistré pis envoyé y’a environ six mois pour m’impressionner OK mettons, on parle pour parler OK on s’entend BON. Bon ben je me dirais peut-être qu’il est rendu trop cool pour moi OK. Sauf que lui là, de son bord, peut-être que quand il serait à Shanghai au milieu de ses fans de Shanghai là, il se sentirait très seul parce qu’en fait, c’est chez nous dans mes tits bras dodus entrain de se faire un masque d’argile à 10$ qu’il se sent bien? Pis c’est mes tits bras dodus qu’il aime autour de son tit cou en mangeant de l’houmous acheté au Marché Royal + en spécial qu’il aime le plus, pas le vrai houmous qu’il peut manger à volonté pendant ses concerts en Inde. Catches-tu? Pourtant je fais rien de vraiment fucked up nice pour avoir des tits bras full dodus. Je fais des biscuits l’hiver pis je jardine l’été. Ça s’est adonné que ce gars-là qui recherche mes tits bras mous partout en Inde parce qu’il est une star interplanétaire ben y’a choisi de m’aimer moi. Des fois, je catche pas vraiment pourquoi il m’a choisie moi pis d’autres fois, j’ai l’impression que c’est moi qui y rends service en y laissant me tenir la main dans rue. Tu comprends? Peut-être qu’Adèle fake pas quand elle a l’air vraiment smatte!!! Elle est peut-être réellement smatte!!! À ma job y’a un de mes collègues qui veut full qu’on l’appelle monsieur pis y’est toujours entrain de nous rappeler qu’il a vraiment beaucoup d’expériences pis que y’est nice, mais y’est bête cave pis méchant. Personne l’aime ben ben. Même quand je me concentre pour me dire qu’il doit se sentir seul au monde des fois à être épais de même, je l’haïs quand même un peu, même si je sais que ça sert à rien la haine (on y reviendra). L’affaire c’est que lui, dans sa tête, y’est au top de toute, mais moi celle que je trouve nice c’est la réceptionniste full cute qui me demande toujours des nouvelles du chien de mes parents pis qui m’a donné un cadeau pour lui à ma fête l’année passée.
Comprends-tu? Tu veux pas sortir avec la fille qui se trouve nice de prendre un thé avec Philippe Brach, tu veux sortir avec Philippe Brach, le vrai. Le réconforter quand il fait des cauchemars pis y dire que y’est cute quand il retourne checker voir si y’a fermé le poêle rendu deux rues plus loin quand vous vous en allez badtripper ensemble dans le métro. OK j’arrête de parler de Philippe Brach, mais tu comprends-tuuuuuu? Y’a pas grand chose qui explique qu’on se sente bien avec une personne plus qu’une autre. Mais là OK je te le dis, tout le monde se torche. Tout le monde répond au téléphone quand un enfant leur tend un téléphone en disant que c’est pour eux au téléphone. Tout le monde vire émotif à Noël sans raison. Appelle-lé. Va prendre un thé avec. Dis-y que tu veux le consoler pendant la nuite. Pis le coiffer. Ça c’est nice, s’entre-coiffer. Si y’est pas down, NEXXXXXT (dans le sens qu’on va fumer sur mon balcon en talkshittant contre lui deux-trois semaines, après ça NEXXXXT pour vrai). Y’a rien de grave à vouloir aimer, c’est pas une maladie mentale vouloir passer du temps à créer des choses belles à deux. C’est gossant de pas pouvoir être honnête. C’est ceux qui ont peur de se laisser aimer par nos bras dodus qui sont nonounerzz. Laisse-lé faire. Viens à maison on va s’aimer dans des couvertes pis mon chum nous fera une toune sur la nostalgie (hahaha meilleure scénario dégueulasse à vie). En tka, j’ai pu peur qu’il devienne une star interplanétaire, I got the mojo (bras de dodu.e.s 4prezident).

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T’es pas pressée. Pis t’es indépendante. Pis y’est pas si beau. Joke. Jtm.

Ma citrouille décôliquée.

L’autre jour, ta mère parlait de ton enfance pis j’écoutais juste à moitié. J’étais vraiment bonne pour faire semblant que ça m’intéressait. Dans l’autre pièce, y’avait une émission de cuisine que je trouvais vraiment intéressante. Poêler des patates, avec du thym. J’aurais aimé mieux qu’on regarde la télé tout le monde ensemble. Tranquilles. Pu parler. Je me suis imaginée faire mute sur la situation et j’ai ri toute seule. C’tait parfait, ça concordait avec une histoire de balançoire de laquelle tu tombais, nice, je te dis, vraiment bonne pour faire semblant que je suivais la game. Dans l’auto en revenant, je me sentais comme c’te fois-là, quand j’avais peut-être six ans et que ma citrouille décorative sur le balcon s’était faite décôliquer par des vandales pendant la nuit. Je la regardais par la fenêtre, impuissante. Le mal était fait. Ça arrive même sur les petites rues tranquilles. Ça nous arrive même à nous. Je l’ai pas vu venir et ça sert à rien de se demander si on aurait pu faire quelque chose pour éviter ça.
Ces temps-ci j’ai la face sèche, mais les cheveux gras. Rien m’intéresse, j’suis lasse, je suis sur le pilote automatique, des fois je ris, c’est le fun, après ça j’arrête de rire, mais je m’en fous.
Je suis pas nostalgique de d’autres années passées avec toi. Tu me dégoutes pas non plus, tu me déranges juste pas. C’est justement ça je pense, tu me déranges pas pentoute. T’es comme un sandwich, pour moi. On crave pas un sandwich, tu comprends. Je juge pas ceux qui le font, c’est juste pas mon crave, les sandwichs. Sauf si j’ai vraiment faim mettons. Je me souviens plus trop c’est quoi l’amour avec toi. C’est flou. La seule affaire qui me vient en tête quand je pense à toi, c’est que t’as cette manie de toujours dire « je t’ai appelé au téléphone ». Ça, c’est pas mal next level gossant. En tant que tel, on s’en fout, tout le monde descend en bas pis monte en haut, c’est un pléonasme comme un autre, mais téléphoner au téléphone, ça m’écoeure. Je sais pas si c’est parce que ça vient de toi.
Des fois je t’imagine faire des affaires vraiment hot, genre monter l’Everest ok, pis je me teste, je me demande ce que ça me fait. Si ça me fait quelque chose. Si je suis fière, si ça me donne envie de quelque chose, si toi qui montes l’Everest fait quelque chose dans mon ventre. La plupart du temps; non. L’Everest c’est juste un exemple de même j’ai plein d’autres exemples. Je m’imagine qu’on fait une tarte, qu’on écrit un poème, qu’on part en voyage, mais ça me chatouille de nulle part. D’autres fois je t’imagine embrasser quelqu’un d’autre pis là je me dis ouach j’en reviens pas. Mais ça a rien à voir avec toi, c’est juste un petit trip d’ego t’sais je supporterais pas que tu embrasses quelqu’un d’autre, mais je supporte très bien jamais rien te conter de mes journées, rien te dire de mes trouvailles, t’ignorer semi quand je te croise chez nous, pas t’avertir quand mes plans changent pis faire semblant que c’est toi qui comprends rien. Moi non plus j’aime pas ça nous voir quand je me mets à nous regarder, on est dans la même pièce, mais pu jamais ensemble. Tu parles de raviver la flamme, mais ça fait rien résonner dans moi et j’ai de la difficulté à croire que tu penses réellement qu’il reste quelque chose à raviver, je me demande si tu dis ces choses-là par réflexe, parce qu’on est censé vouloir sauver les meubles, parce qu’on est supposés y tenir plus que tout. Mon couple mon phare. Je sais pas. On est morts pis j’arrive pas à trouver ça triste.
Je pensais que si notre amour mourrait, ce serait parce que je serais dans une bulle weird dans laquelle je te trouverais laid ou bedon moins cool que moi, une mauvaise passe, rien de valable. Même pas. Je me suis rendu compte que je me forçais à te trouver donc ben spécial. Un peu comme j’adoucis mon look avant une réunion de famille. Par habitude, par paresse aussi. Par respect peut-être. J’essaie de me parler, m’arranger pour que notre fin arrive pas, mais c’est forcé. Quand tu touches mon sein, le soir, dans le lit. C’est comme si t’ouvrais une porte d’armoire, dans une maison à 200 km de moi. T’as peut-être l’impression que tu vas trouver quelque chose, mais si oui j’ai aucun rapport là-dedans. Quand je te regarde, j’ai l’impression de regarder une pancarte de maison à vendre. Je connais pas ces gens-là, mais je leur souhaite quand même de vendre leur maison, que tout se passe bien, qu’ils trouvent ce qu’ils cherchent comme ça; empathie prévisible.
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J’ai peur des fins comme toi.

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Rien à me maudire pour.

Mon père en background me parle de son cousin que j’ai jamais connu, me parle de ses qualités et de leurs moments ensemble. Des affaires basic rien de trop fou. Deux enfants. Une enfance. Heureuse, c’est pas rien. Mon père parle pas de ses morts d’habitude. Il doit en avoir besoin. J’ai jamais connu Alain, je peux même pas me l’imaginer. Je le connaitrai jamais, y’est mort quand je suis née, Alain. Mon père a pas l’air triste, c’est révolu, c’est correct, il l’a bien aimé, il a rien à se maudire pour. Je me dis que je connaîtrai jamais Alain le cousin. Il a fait parti de la vie de mon père pendant au moins vingt-huit ans, c’est plus vieux que moi. Alain est pu là. Le feeling est weird, je réalise que je connaitrai jamais mon père au complet, peu importe nos efforts pour.

Pendant qu’il me raconte leurs folies de jeunesse que je suis pas obligée d’écouter parce qu’il se les raconte plus pour lui-même, plus pour se prouver qu’il s’en souvient encore que pour mes partager. Pendant cette souvenance pas prévue au bord de la mer, je pense à tous ces soupers d’hiver où tu venais te réfugier chez nous. Je dis hiver, mais ça embarque l’automne, je pense à ces temps froids partagés ensemble, juste pour pas être deux tous seuls chacun chez nous dans le froid qui s’immisce pis qui finit par s’installer en véritable sujet de conversation. Je faisais à souper à nos grands appétits insatiables, on se bourrait on fumait on buvait on écoutait des vidéos niaiseux sur Internet on se réjouissait du bonheur des autres on s’encourageait à avoir moins froid je callais la fin de la soirée je te regardais remettre tes milliers d’épaisseurs on se tapait dans la main on se disait let’s gow y’en reste pas grow on attendait quoi je sais pas mais on contait toujours les dodos vers autre chose de plus grand de plus mieux de plus plus je sais pas quoi mais on était souvent stand by c’est correct de l’être on se disait on est stand by pis un moment donné on le sera pu on a jamais été du genre à se tapper sur la tête d’être stand by.

C’est pas quelque chose qui me dérange de repenser à ces moments-là où j’allais m’évacher sur ton divan pour que tu me rappelles comment je m’appelle les jours où mon nom me sonnait faux à l’oreille. Tu callais la fin de soirée tu me regardais m’habiller pendant quatre heures rhabiller son coeur ça prenait du temps après l’avoir laissé sortir jouer avec des tous croches qui y avaient pas fait attention. Le iPod din oreilles je marchais la tête baissée le vent dans le ponpon d’la tuque pis des fois à la fin de la marche j’avais moins froid je relevais un peu la tête. Rendue chez nous je te textais que je nous trouvais bonnes par rapport l’hiver on se disait qu’on allait passer au travers. Pis sans vouloir voler de punch, ben ça a fini par arriver, mais en attendant ce moment-là je t’attendais j’allumais des chandelles on buvait dans des coupes ou direct à la bouteille (on a jamais été regardantes sur le récipient qui nous aidait dans nos simili-débauches), on allait au Sporting Club se faire payer des shooters de Bec-Jameson ouais ça veut juste dire qu’on prend un shot pis qu’on se donne un bec on était-tu mieux avec ça je pense pas, on était moins mal peut-être on s’occupait l’esprit en tout cas ça fait drôle à raconter pis ça passe le temps. Raconte-lui l’affaire des Bec-Jameson! ah oui ça c’est bon! il me dit Viens je te paie un shooter de Bec-Jameson je dis c’est quoi ça c’est-tu qu’on prend un shot pis qu’on se donne un bec il me regarde il me fait un clin d’oeil j’étais comme ayoye il est fucké c’est nice, je suis fuckée moi too faque sûrement qu’on va se marier.

On s’est encore jamais marié, pis c’est pas grave criss non c’est pas grave c’est juste que là c’est comme si j’allais toujours éternuer de bonheur, parce que j’ai fourré mon grand nez de grande fouine où il fallait pas, mais finalement ça se passe bien j’ai été fouiner ailleurs pis j’ai envie d’aller passer l’hiver là pour voir si mon coeur peut s’enlever des couches de ses couches de ses couches même s’il est habitué à être refroidi par tout on dirait que là il veut se gonfler il se sent moins niaiseux il se sent fraischier lol mon coeur se sent fraischier lol c’est vrai. Sauf que je me retiens parce que tu me regardes pis que ce sourire-là je le reconnais, c’est un sourire d’être contente pour l’autre faque je retiens mon éternuement de bonheur, même si t’es vraiment bonne pour être contente à la place des autres je le sais on s’est pratiqué ensemble tellement longtemps je le sais que ça fait plaisir pour vrai, je le sais que le contentement arrive vraiment un peu entre deux wow c’est donc ben hot! Wow!

J’aimerais ça t’amener tu comprends j’aimerais ça si y’avait de la place pour nous deux dans mon petit ballon qui s’envole des Bec-Jameson. Mais on dirait que j’ai envie de me faire des petites souvenances d’enfance heureuse de mon bord. Des affaires basic, rien de trop fou. Rien qui pourrait t’intéresser vraiment si je te les contais en regardant vers l’horizon; un petit paquet de souvenances heureuses avant que ça meurt comme le cousin Alain. Je veux prendre le temps de bien aimer pour avoir rien à me maudire pour. Je sais que tu comprends, mais des dois entre comprendre pis accepter y’a deux océans glés par trop d’hivers au Sporting.

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T’es encore la seule avec qui j’apprécie regarder Catfish sur MTV. Et que je laisse fumer en-dedans. Des affaires de vraies chums t’sais.

Crédits photo : Christian Quezada

La 2903ème.

Hey ooo
Ça fait un boute.
Je suis contente de savoir que toute va ben de ton bord. Du mien ça vo po pire. Popire. J’ai recommencé l’école la semaine passée. Yeah. Je sais pas vraiment quoi te dire ni par où commencer. On va aller dans le vif du sujet tusuite même si je me sens dégueue qu’il soit le vif de mon sujet. L’affaire là, c’est que je le laisse être le vif de mon sujet depuis un peu trop longtemps à mon goût, si tu veux savoir. Je suis pas fachée, je suis pu fâchée je suis ben trop fatiguée pour être fâchée. Ça fait longtemps que je dors mal. Je me lève la nuit pour aller pisser pis si je me mets à penser à ça, t’oublies ça, chu faite. T’sais moi, ben ben fière de dormir la nuit pis que ça ait jamais été un struggle de dormir pour moi dans mon grand lite douillette à souhaittes, je pensais que ceux qui faisaient de l’insomnie, c’était parce que mettons ils pensaient à quelque chose en particulier pis là ils me mettaient à penser genre aux projets qu’ils avaient à remettre au BOULOT et là ils voulaient que la journée commence tout de suite faque ils étaient pas capables de retourner se coucher parce que les idées fusaient partout dans leurs têtes, je pensais que c’était des dirigeants de multi-nationales, du monde en comm. Esti. Si c’était rien que ça.
Quand je dis que je me mets à penser à ça là, c’est rien en particulier han! Que ce soit clair. C’est penser tout court qui faut pas que je commence à faire, que j’essaie de moins faire. Mais y’a rien qui fonctionne moins que moi qui est tannée de penser. Me faire un esti de thé, c’est la foire aux découragements. Je me souviens mal de ce que je suis entrain de faire. Mes colloques ramassent mon sachet de thé dans le fond du micro-ondes. Je l’ai même pas un peu humidifié l’autre fois j’ai juste crissé un sachet de thé dans le micro-ondes. Je mens pas. Ma mémoire est un muscle que j’ai usé à la corde, est comme toute molle dans le fond de mon cerveau, est rendue floue, j’y en ai trop demandé, elle fonctionne sur l’énergie du désespoir, même quand j’essaie de créer des nouveaux souvenirs, ils naissent déjà abimés. Je suis pu capable de penser à des affaires importantes. Ou trop capable. Mon cerveau me fait des estis de tricks de mémoire pas possibles que je me souviens malgré moi, entre deux tentatives de sommeil. La fois au cinéma y’a deux ans quand il m’avait frôlé la fesse en sortant pendant que je buvais de l’eau c’te fois-là, pourquoi c’te fois-là? La première fois qu’il m’a dit que j’étais belle c’était pendant qu’on faisait l’amour c’était le fun je l’attendais il m’avait embrassé les yeux. La dernière boite que j’ai fermée avec ses affaires dedans quand il est parti de l’appartement. Je me réveille en sursaut sur ces moments-là. Ils repassent à tour de rôle, se bousculent, s’affrontent.

Ça fait un petit bout déjà que je fais semblant de plein d’affaires, personne est vraiment dupe de mes mensonges poches, mais je suis tannée d’en parler faque je fais juste comme si rien est pis rien finit par être. Je me disais que quand j’allais être assez tannée, j’allais m’en rendre compte pis mettre un terme à tout ça. Ben c’est pas mal ça qui est entrain d’arriver, sauf pour le bout où j’ose sacrer des termes à des places où il devrait y en avoir. Mannnnn je suis lââââââche je suis morte à l’intérieur c’est full basic comme petite côlique de métaphore, mais c’est ça pareil. Je me suis tannée ben comme faut de lui, de nous. Je suis rendue que je nous trouve laids. On se laisse pis le lendemain on s’appelle pis on se répond comme des laids. Tiens on va se dire adieu pis demain je vais t’appeler pour te conter ma première journée d’école ok parfait ok à demain j’ai hâte bisous. Quand ses adieux valent pu rien ses je t’aime non plus. Faque rien fait du bien.

Tantôt je m’en vais chez lui pour qu’on parle encore du fait que c’est fini nous deux, mais y’a juste avec lui que j’arrive à dormir comme il faut faque je vais sûrement me téter une sieste à côté de lui. Pendant qu’il va brailler à côté de moi. On va se pleurer din bras pis s’endormir dans notre mouillé, comme on fait depuis un bon bout. Comment on en est arrivé là? Quand ça arrive pas comme ça, avec de la morve pis tout le kit, on s’arrange pour que ça arrive. On attend que ça saigne, un devant l’autre on attend que l’autre gratte en premier. On est deux petits estiques de junkies un de l’autre. On dit à personne qu’on se voit encore. Je l’invite chez nous quand je suis toute seule, lui la même affaire pis ça me rend fière. Ça me rend fière qu’on partage, qu’on cultive, qu’on entretienne encore quelque chose. Notre honte est notre projet commun de ce temps-citte. Si on sort aller acheter de quoi, on est pas games de se tenir la main dans la rue d’un coup qu’on croiserait du monde. On sort pu vraiment. On s’haït dans le noir de nos appart dans l’été qui finit pas pis quand nos jambes sont ankylosées d’aimer s’haïr on se jure qu’on est rendus trop loin, que c’est fini pour de bon mais on est trop faibles pour se laisser dans la vraie vie, on continue de s’échanger des fantasmes à propos de notre séparation, on jase pendant des heures de notre rupture qui est sur le point de se produire. On se l’imagine, on s’épouvante de comment ça va être difficile, on se désole ensemble sur nous deux. Oh qu’on fait pitié oh qu’on est spéciaux oh qu’on l’a pas eu facile. On pourrait se retrousser les manches et essayer de recroire en nous, mais on est deux petits loosies qui ont peur de toute pis qui voudraient surtout pas prendre des décisions qui impliqueraient qu’on pourrait se restreindre l’un l’autre dans nos libertés de jeunes adultes privilégiés que l’criss qui veulent toute savoir toute apprendre toute goûter toute tourner autour du pot rien donner toute prendre toute savoir rien connaitre ahhh je pensais que j’étais pas fâchée vue que j’étais pas fâchée contre lui, mais je ressens bel et bien une bien et belle colère que j’arrive pas à franchir. J’ai couru au boute de moi sans m’essouffler, je suis revenue pis je me retrouve pu. Je l’ai tellement aimé. Un deux trois go vers le courage de m’aimer à mon tour câline de bines han. Lol chu laiiiide, mais au moins je viens de me faire rire un peu. Troisième café je me pogne une pomme je m’en vais à la guerre crisser la hache dans notre amour je suis pas capable mais je vais le faire quand même. Y’a pas de raisons pour que la 2903e soit pas la bonne qu’est-ce que t’en dis ok let’s go wouhouuu
J’ai trop mal déjà.
On lâche pas.
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Je veux pas avoir eu toute c’te peine-là pour rien. Je veux en faire quelque chose. Je veux piler sur ma tristesse pour me hisser jusqu’à quelque chose je sais pas j’ai des plans de grandeur pour ma désolation on dirait ben. 10-4 RODGERS je te tiens au courant de notre 2903e rupture.

 

 

Lol ça:
Collection des messages SMS rupture pour vous aider et à envoyer pour rompre une relation

Du bout du doigt.

Du bout du doigt

10 raisons de pleurer le dimanche.

C’est dimanche et tu te cherches une bonne raison de pleurer parce qu’on dirait que t’as pas de raisons, mais t’as envie de pleurer? Je suis là pour toi 🙂
J’ai mis de la couleur pour tu te dises que je suis vraiment cool comparé à toi.
…………….J’ai au-dessus de 1000 like su ma page Facebook…………………

1. Tu as soupé chez tes parents pis ils avaient préparé des patates pilées avec des carottes dedans pour que t’aies une portion de légumes avec ton tit filet de porc.
CRISS QUI SONT CUTE 😥
Tu trouves ça tellement cute que tu te dis que tu seras jamais cute de même pis les tiennes (patates pilées avec carottes et/ou navets dedans) goûtent jamais bon comme les patates pilées avec des carottes dedans que tu manges chez tes parents, tu seras jamais capable de réaliser ne serait-ce que le quart de ce que tes parents ont réalisé jusqu’à présent dans leur vie esti que t’es pas nice va te coucher tu suite ça va être fait.

2. L’école recommence dans genre deux semaines pis t’as perdu ton mot de passe pour la plateforme qui pourrait t’aider à y voir plus clair dans ce retour des grandes vacances.
Ça serait cool d’avoir ton mot de passe tu te sentirais responsable, d’avoir ton mot de passe pis de juste zzoupp, entrer sur la plateforme de whatever tes cours juste aller zieuter si t’as besoin de quelque chose, mais non t’as pas ton mot de passe pis tu remets à plus tard toujours à plus tard de le renouveler ou t’as pu la réponse à ta question secrète ça te rappelle que dans le fond cet été t’as juste bu de la bière pis ramassé à peine tout l’argent que t’avais prévu ramasser t’as vraiment complètement chié tes possibilités de partir en voyage à Noël bravo esti bravo.

3. Tu pourrais être entrain de faire quelque chose d’important pour ta survie et/ou ton avenir, mais tu fais rien de ça.
À date aujourd’hui tout ce que t’as fait c’est de faire chier un peu ton colloque parce qu’en te réveillant, t’étais full de bonne humeur, mais il t’a dérangé.e pendant que tu étais concentré.e faque tu as répondu un peu bête faque il t’a répondu un peu bête pis finalement vous vous êtes pas reparlé pis là t’es fâché.e mais tu te souviens pu vraiment pourquoi mais t’as encore juste le petit feeling vraiment plate dans la poitrine qui est resté toute la journée.

4. Tu fais de l’anxiété.
Au cas où tu l’aurais oublié.
Même si t’as pas eu de petites attaques récemment, ça s’en va jamais complètement, ces affaires-là, ça peut repopper n’importe quand, oublie pas. En ce moment t’es pas vraiment relaxe. Ton pouls accélère…

(Ayoye)

5. T’as encore pensé à ton ex la dernière fois que tu as eu du plaisir en solitaire.
Non mais esti de loosy pareil! Pas ton ex, toi! Quand le sexe le plus le fun que t’as eu date de plus de 18 mois, ça va po ben on va se l’avouer. Opelaye han.

(J’aimerais pas ça être entrain de lire cet article-là)

6. T’auras jamais un autre corps que celui que t’as en ce moment.
Tu peux le modifier, mais jamais le changer complètement. Même si y’a quatre ans tu courais des 10 kilomètres, là ton genou est scrappe, il va pas arrêter de l’être parce que t’es tanné qu’il soit scrappe. Ça va juste empirer.

7. T’inventes rien.
Tout ce que tu fais, même ce que tu fais de mieux, a déjà été fait 1 milliard de fois avant et probablement mieux que tu le fais.

8. Si on te demande ta définition de quelque chose de « nice », tu penses juste à l’expliquer avec des mots comme « cool » ou « hot ».
Rien dans la langue française ni qui puisse s’avérer une définition potentielle.

9. Tes parents aimeraient tout autant un autre enfant qu’ils auraient s’ils t’avaient pas toi.
C’est toi qu’ils aiment parce que t’es là. Si c’était mettons juste ton frère, leur enfant, ils penseraient jamais à toi.

(Pis? Ça s’en vient-tu les larmes? Ça t’aide-tu à te trouver des raisons de brailler gros bb? ON CONTINUUUUUUUUUUUUE)

10. C’est sale chez vous.
Et, avouons-le, un peu laid.
T’aimes mieux aller brosser que poser des cadres parce que t’as encore 15 ans d’âge mental pis tu trouves ça trop nice de brosser (ou n’importe quel synonyme que tes amis et toi utilisez pour dire saouler pis que ça sonne nice), au lieu de chercher à améliorer l’environnement dans lequel tu évolues. Fine! Wack, mais fine. Profite de ton hangover pour aller checker des photos de monde que tu connais pas sur Instagram pis te demander quoi répondre à ton dernier message texte pendant quatre heures avec ton colloque.

Juste que tu saches, ta grand-mère aimerait beaucoup apprendre à connaitre l’humain que tu deviens.

Bisous mes chouchouxxxx
Ça va aller, demain on reprend notre vie en mains han!