Ma Querelle

Ma querelle, c'est aussi la querelle de tout le monde (pas tout le monde sur la terre, j'sais ben, j'pas épaisse).

Rien à me maudire pour.

Mon père en background me parle de son cousin que j’ai jamais connu, me parle de ses qualités et de leurs moments ensemble. Des affaires basic rien de trop fou. Deux enfants. Une enfance. Heureuse, c’est pas rien. Mon père parle pas de ses morts d’habitude. Il doit en avoir besoin. J’ai jamais connu Alain, je peux même pas me l’imaginer. Je le connaitrai jamais, y’est mort quand je suis née, Alain. Mon père a pas l’air triste, c’est révolu, c’est correct, il l’a bien aimé, il a rien à se maudire pour. Je me dis que je connaîtrai jamais Alain le cousin. Il a fait parti de la vie de mon père pendant au moins vingt-huit ans, c’est plus vieux que moi. Alain est pu là. Le feeling est weird, je réalise que je connaitrai jamais mon père au complet, peu importe nos efforts pour.

Pendant qu’il me raconte leurs folies de jeunesse que je suis pas obligée d’écouter parce qu’il se les raconte plus pour lui-même, plus pour se prouver qu’il s’en souvient encore que pour mes partager. Pendant cette souvenance pas prévue au bord de la mer, je pense à tous ces soupers d’hiver où tu venais te réfugier chez nous. Je dis hiver, mais ça embarque l’automne, je pense à ces temps froids partagés ensemble, juste pour pas être deux tous seuls chacun chez nous dans le froid qui s’immisce pis qui finit par s’installer en véritable sujet de conversation. Je faisais à souper à nos grands appétits insatiables, on se bourrait on fumait on buvait on écoutait des vidéos niaiseux sur Internet on se réjouissait du bonheur des autres on s’encourageait à avoir moins froid je callais la fin de la soirée je te regardais remettre tes milliers d’épaisseurs on se tapait dans la main on se disait let’s gow y’en reste pas grow on attendait quoi je sais pas mais on contait toujours les dodos vers autre chose de plus grand de plus mieux de plus plus je sais pas quoi mais on était souvent stand by c’est correct de l’être on se disait on est stand by pis un moment donné on le sera pu on a jamais été du genre à se tapper sur la tête d’être stand by.

C’est pas quelque chose qui me dérange de repenser à ces moments-là où j’allais m’évacher sur ton divan pour que tu me rappelles comment je m’appelle les jours où mon nom me sonnait faux à l’oreille. Tu callais la fin de soirée tu me regardais m’habiller pendant quatre heures rhabiller son coeur ça prenait du temps après l’avoir laissé sortir jouer avec des tous croches qui y avaient pas fait attention. Le iPod din oreilles je marchais la tête baissée le vent dans le ponpon d’la tuque pis des fois à la fin de la marche j’avais moins froid je relevais un peu la tête. Rendue chez nous je te textais que je nous trouvais bonnes par rapport l’hiver on se disait qu’on allait passer au travers. Pis sans vouloir voler de punch, ben ça a fini par arriver, mais en attendant ce moment-là je t’attendais j’allumais des chandelles on buvait dans des coupes ou direct à la bouteille (on a jamais été regardantes sur le récipient qui nous aidait dans nos simili-débauches), on allait au Sporting Club se faire payer des shooters de Bec-Jameson ouais ça veut juste dire qu’on prend un shot pis qu’on se donne un bec on était-tu mieux avec ça je pense pas, on était moins mal peut-être on s’occupait l’esprit en tout cas ça fait drôle à raconter pis ça passe le temps. Raconte-lui l’affaire des Bec-Jameson! ah oui ça c’est bon! il me dit Viens je te paie un shooter de Bec-Jameson je dis c’est quoi ça c’est-tu qu’on prend un shot pis qu’on se donne un bec il me regarde il me fait un clin d’oeil j’étais comme ayoye il est fucké c’est nice, je suis fuckée moi too faque sûrement qu’on va se marier.

On s’est encore jamais marié, pis c’est pas grave criss non c’est pas grave c’est juste que là c’est comme si j’allais toujours éternuer de bonheur, parce que j’ai fourré mon grand nez de grande fouine où il fallait pas, mais finalement ça se passe bien j’ai été fouiner ailleurs pis j’ai envie d’aller passer l’hiver là pour voir si mon coeur peut s’enlever des couches de ses couches de ses couches même s’il est habitué à être refroidi par tout on dirait que là il veut se gonfler il se sent moins niaiseux il se sent fraischier lol mon coeur se sent fraischier lol c’est vrai. Sauf que je me retiens parce que tu me regardes pis que ce sourire-là je le reconnais, c’est un sourire d’être contente pour l’autre faque je retiens mon éternuement de bonheur, même si t’es vraiment bonne pour être contente à la place des autres je le sais on s’est pratiqué ensemble tellement longtemps je le sais que ça fait plaisir pour vrai, je le sais que le contentement arrive vraiment un peu entre deux wow c’est donc ben hot! Wow!

J’aimerais ça t’amener tu comprends j’aimerais ça si y’avait de la place pour nous deux dans mon petit ballon qui s’envole des Bec-Jameson. Mais on dirait que j’ai envie de me faire des petites souvenances d’enfance heureuse de mon bord. Des affaires basic, rien de trop fou. Rien qui pourrait t’intéresser vraiment si je te les contais en regardant vers l’horizon; un petit paquet de souvenances heureuses avant que ça meurt comme le cousin Alain. Je veux prendre le temps de bien aimer pour avoir rien à me maudire pour. Je sais que tu comprends, mais des dois entre comprendre pis accepter y’a deux océans glés par trop d’hivers au Sporting.

34260011
T’es encore la seule avec qui j’apprécie regarder Catfish sur MTV. Et que je laisse fumer en-dedans. Des affaires de vraies chums t’sais.

Crédits photo : Christian Quezada

La 2903ème.

Hey ooo
Ça fait un boute.
Je suis contente de savoir que toute va ben de ton bord. Du mien ça vo po pire. Popire. J’ai recommencé l’école la semaine passée. Yeah. Je sais pas vraiment quoi te dire ni par où commencer. On va aller dans le vif du sujet tusuite même si je me sens dégueue qu’il soit le vif de mon sujet. L’affaire là, c’est que je le laisse être le vif de mon sujet depuis un peu trop longtemps à mon goût, si tu veux savoir. Je suis pas fachée, je suis pu fâchée je suis ben trop fatiguée pour être fâchée. Ça fait longtemps que je dors mal. Je me lève la nuit pour aller pisser pis si je me mets à penser à ça, t’oublies ça, chu faite. T’sais moi, ben ben fière de dormir la nuit pis que ça ait jamais été un struggle de dormir pour moi dans mon grand lite douillette à souhaittes, je pensais que ceux qui faisaient de l’insomnie, c’était parce que mettons ils pensaient à quelque chose en particulier pis là ils me mettaient à penser genre aux projets qu’ils avaient à remettre au BOULOT et là ils voulaient que la journée commence tout de suite faque ils étaient pas capables de retourner se coucher parce que les idées fusaient partout dans leurs têtes, je pensais que c’était des dirigeants de multi-nationales, du monde en comm. Esti. Si c’était rien que ça.
Quand je dis que je me mets à penser à ça là, c’est rien en particulier han! Que ce soit clair. C’est penser tout court qui faut pas que je commence à faire, que j’essaie de moins faire. Mais y’a rien qui fonctionne moins que moi qui est tannée de penser. Me faire un esti de thé, c’est la foire aux découragements. Je me souviens mal de ce que je suis entrain de faire. Mes colloques ramassent mon sachet de thé dans le fond du micro-ondes. Je l’ai même pas un peu humidifié l’autre fois j’ai juste crissé un sachet de thé dans le micro-ondes. Je mens pas. Ma mémoire est un muscle que j’ai usé à la corde, est comme toute molle dans le fond de mon cerveau, est rendue floue, j’y en ai trop demandé, elle fonctionne sur l’énergie du désespoir, même quand j’essaie de créer des nouveaux souvenirs, ils naissent déjà abimés. Je suis pu capable de penser à des affaires importantes. Ou trop capable. Mon cerveau me fait des estis de tricks de mémoire pas possibles que je me souviens malgré moi, entre deux tentatives de sommeil. La fois au cinéma y’a deux ans quand il m’avait frôlé la fesse en sortant pendant que je buvais de l’eau c’te fois-là, pourquoi c’te fois-là? La première fois qu’il m’a dit que j’étais belle c’était pendant qu’on faisait l’amour c’était le fun je l’attendais il m’avait embrassé les yeux. La dernière boite que j’ai fermée avec ses affaires dedans quand il est parti de l’appartement. Je me réveille en sursaut sur ces moments-là. Ils repassent à tour de rôle, se bousculent, s’affrontent.

Ça fait un petit bout déjà que je fais semblant de plein d’affaires, personne est vraiment dupe de mes mensonges poches, mais je suis tannée d’en parler faque je fais juste comme si rien est pis rien finit par être. Je me disais que quand j’allais être assez tannée, j’allais m’en rendre compte pis mettre un terme à tout ça. Ben c’est pas mal ça qui est entrain d’arriver, sauf pour le bout où j’ose sacrer des termes à des places où il devrait y en avoir. Mannnnn je suis lââââââche je suis morte à l’intérieur c’est full basic comme petite côlique de métaphore, mais c’est ça pareil. Je me suis tannée ben comme faut de lui, de nous. Je suis rendue que je nous trouve laids. On se laisse pis le lendemain on s’appelle pis on se répond comme des laids. Tiens on va se dire adieu pis demain je vais t’appeler pour te conter ma première journée d’école ok parfait ok à demain j’ai hâte bisous. Quand ses adieux valent pu rien ses je t’aime non plus. Faque rien fait du bien.

Tantôt je m’en vais chez lui pour qu’on parle encore du fait que c’est fini nous deux, mais y’a juste avec lui que j’arrive à dormir comme il faut faque je vais sûrement me téter une sieste à côté de lui. Pendant qu’il va brailler à côté de moi. On va se pleurer din bras pis s’endormir dans notre mouillé, comme on fait depuis un bon bout. Comment on en est arrivé là? Quand ça arrive pas comme ça, avec de la morve pis tout le kit, on s’arrange pour que ça arrive. On attend que ça saigne, un devant l’autre on attend que l’autre gratte en premier. On est deux petits estiques de junkies un de l’autre. On dit à personne qu’on se voit encore. Je l’invite chez nous quand je suis toute seule, lui la même affaire pis ça me rend fière. Ça me rend fière qu’on partage, qu’on cultive, qu’on entretienne encore quelque chose. Notre honte est notre projet commun de ce temps-citte. Si on sort aller acheter de quoi, on est pas games de se tenir la main dans la rue d’un coup qu’on croiserait du monde. On sort pu vraiment. On s’haït dans le noir de nos appart dans l’été qui finit pas pis quand nos jambes sont ankylosées d’aimer s’haïr on se jure qu’on est rendus trop loin, que c’est fini pour de bon mais on est trop faibles pour se laisser dans la vraie vie, on continue de s’échanger des fantasmes à propos de notre séparation, on jase pendant des heures de notre rupture qui est sur le point de se produire. On se l’imagine, on s’épouvante de comment ça va être difficile, on se désole ensemble sur nous deux. Oh qu’on fait pitié oh qu’on est spéciaux oh qu’on l’a pas eu facile. On pourrait se retrousser les manches et essayer de recroire en nous, mais on est deux petits loosies qui ont peur de toute pis qui voudraient surtout pas prendre des décisions qui impliqueraient qu’on pourrait se restreindre l’un l’autre dans nos libertés de jeunes adultes privilégiés que l’criss qui veulent toute savoir toute apprendre toute goûter toute tourner autour du pot rien donner toute prendre toute savoir rien connaitre ahhh je pensais que j’étais pas fâchée vue que j’étais pas fâchée contre lui, mais je ressens bel et bien une bien et belle colère que j’arrive pas à franchir. J’ai couru au boute de moi sans m’essouffler, je suis revenue pis je me retrouve pu. Je l’ai tellement aimé. Un deux trois go vers le courage de m’aimer à mon tour câline de bines han. Lol chu laiiiide, mais au moins je viens de me faire rire un peu. Troisième café je me pogne une pomme je m’en vais à la guerre crisser la hache dans notre amour je suis pas capable mais je vais le faire quand même. Y’a pas de raisons pour que la 2903e soit pas la bonne qu’est-ce que t’en dis ok let’s go wouhouuu
J’ai trop mal déjà.
On lâche pas.
34260016
Je veux pas avoir eu toute c’te peine-là pour rien. Je veux en faire quelque chose. Je veux piler sur ma tristesse pour me hisser jusqu’à quelque chose je sais pas j’ai des plans de grandeur pour ma désolation on dirait ben. 10-4 RODGERS je te tiens au courant de notre 2903e rupture.

 

 

Lol ça:
Collection des messages SMS rupture pour vous aider et à envoyer pour rompre une relation

Du bout du doigt.

Du bout du doigt

10 raisons de pleurer le dimanche.

C’est dimanche et tu te cherches une bonne raison de pleurer parce qu’on dirait que t’as pas de raisons, mais t’as envie de pleurer? Je suis là pour toi 🙂
J’ai mis de la couleur pour tu te dises que je suis vraiment cool comparé à toi.
…………….J’ai au-dessus de 1000 like su ma page Facebook…………………

1. Tu as soupé chez tes parents pis ils avaient préparé des patates pilées avec des carottes dedans pour que t’aies une portion de légumes avec ton tit filet de porc.
CRISS QUI SONT CUTE 😥
Tu trouves ça tellement cute que tu te dis que tu seras jamais cute de même pis les tiennes (patates pilées avec carottes et/ou navets dedans) goûtent jamais bon comme les patates pilées avec des carottes dedans que tu manges chez tes parents, tu seras jamais capable de réaliser ne serait-ce que le quart de ce que tes parents ont réalisé jusqu’à présent dans leur vie esti que t’es pas nice va te coucher tu suite ça va être fait.

2. L’école recommence dans genre deux semaines pis t’as perdu ton mot de passe pour la plateforme qui pourrait t’aider à y voir plus clair dans ce retour des grandes vacances.
Ça serait cool d’avoir ton mot de passe tu te sentirais responsable, d’avoir ton mot de passe pis de juste zzoupp, entrer sur la plateforme de whatever tes cours juste aller zieuter si t’as besoin de quelque chose, mais non t’as pas ton mot de passe pis tu remets à plus tard toujours à plus tard de le renouveler ou t’as pu la réponse à ta question secrète ça te rappelle que dans le fond cet été t’as juste bu de la bière pis ramassé à peine tout l’argent que t’avais prévu ramasser t’as vraiment complètement chié tes possibilités de partir en voyage à Noël bravo esti bravo.

3. Tu pourrais être entrain de faire quelque chose d’important pour ta survie et/ou ton avenir, mais tu fais rien de ça.
À date aujourd’hui tout ce que t’as fait c’est de faire chier un peu ton colloque parce qu’en te réveillant, t’étais full de bonne humeur, mais il t’a dérangé.e pendant que tu étais concentré.e faque tu as répondu un peu bête faque il t’a répondu un peu bête pis finalement vous vous êtes pas reparlé pis là t’es fâché.e mais tu te souviens pu vraiment pourquoi mais t’as encore juste le petit feeling vraiment plate dans la poitrine qui est resté toute la journée.

4. Tu fais de l’anxiété.
Au cas où tu l’aurais oublié.
Même si t’as pas eu de petites attaques récemment, ça s’en va jamais complètement, ces affaires-là, ça peut repopper n’importe quand, oublie pas. En ce moment t’es pas vraiment relaxe. Ton pouls accélère…

(Ayoye)

5. T’as encore pensé à ton ex la dernière fois que tu as eu du plaisir en solitaire.
Non mais esti de loosy pareil! Pas ton ex, toi! Quand le sexe le plus le fun que t’as eu date de plus de 18 mois, ça va po ben on va se l’avouer. Opelaye han.

(J’aimerais pas ça être entrain de lire cet article-là)

6. T’auras jamais un autre corps que celui que t’as en ce moment.
Tu peux le modifier, mais jamais le changer complètement. Même si y’a quatre ans tu courais des 10 kilomètres, là ton genou est scrappe, il va pas arrêter de l’être parce que t’es tanné qu’il soit scrappe. Ça va juste empirer.

7. T’inventes rien.
Tout ce que tu fais, même ce que tu fais de mieux, a déjà été fait 1 milliard de fois avant et probablement mieux que tu le fais.

8. Si on te demande ta définition de quelque chose de « nice », tu penses juste à l’expliquer avec des mots comme « cool » ou « hot ».
Rien dans la langue française ni qui puisse s’avérer une définition potentielle.

9. Tes parents aimeraient tout autant un autre enfant qu’ils auraient s’ils t’avaient pas toi.
C’est toi qu’ils aiment parce que t’es là. Si c’était mettons juste ton frère, leur enfant, ils penseraient jamais à toi.

(Pis? Ça s’en vient-tu les larmes? Ça t’aide-tu à te trouver des raisons de brailler gros bb? ON CONTINUUUUUUUUUUUUE)

10. C’est sale chez vous.
Et, avouons-le, un peu laid.
T’aimes mieux aller brosser que poser des cadres parce que t’as encore 15 ans d’âge mental pis tu trouves ça trop nice de brosser (ou n’importe quel synonyme que tes amis et toi utilisez pour dire saouler pis que ça sonne nice), au lieu de chercher à améliorer l’environnement dans lequel tu évolues. Fine! Wack, mais fine. Profite de ton hangover pour aller checker des photos de monde que tu connais pas sur Instagram pis te demander quoi répondre à ton dernier message texte pendant quatre heures avec ton colloque.

Juste que tu saches, ta grand-mère aimerait beaucoup apprendre à connaitre l’humain que tu deviens.

Bisous mes chouchouxxxx
Ça va aller, demain on reprend notre vie en mains han!

 

 

10 toasts prêts à porter pour chaque jour de l’année!

images.png

Aux rides de bike à deux heures du matin, quand on a l’impression que la rue nous appartient.

À cette ami.e-là de notre nouveau chum, qui s’intéresse pour vrai à nous pis qui fait en sortes qu’on se sent moins mal d’attendre notre bec comme un.e épais.se toute la soirée.

À nos tantes, qui signent leurs messages textes. Ben en fait leurs messages en général. Tous leurs messages. À nos tantes qui nous aiment donc ben sans qu’on ait à faire quoi que ce soit. C’est hot. Signez vos messages tant que vous voulez pis aimez-nous encore please.

À ces enfants qui poussent autour de nous pis que qu’on aime sans raison. Ou ben juste parce qu’on s’est saoulé de façon hebdomadaire avec leurs parents de 2011 à 2015.

À notre linge de l’été passé, qui nous fait encore après tout un hiver à foxer notre cours de yoga-toning-fitness-power.

Aux shows qu’on va voir sans vraiment d’envie pis qui finissent par nous transfigurer malgré nous avec leurs prouesses poétiques fucked up nice.

Aux shows qu’on va voir pis qui nous donnent le goût de créer plus plus toujours plus pis qui nous gonflent la poitrine d’honneur d’avoir tout en mains pour finalement faire cet hostie de show-là qu’on remet toujours à plus tard.

À nos pères, qui pleurent en nous disant bye à l’aéroport.

À nos pères, qui pleurent en venant nous chercher à l’aéroport.

Aux trois bonnes photos de notre Kodak jetable, qui sont sorties comme on pensait.

À nos mères à qui on pense avouer nos démons pis qui nous répondent juste : «Voyons donc que tu penses que je savais pas déjà ça.»

Au fait qu’on en meurt pas. Même si des fois on aimerait mieux en mourir.

À toutes ces fois-là où je pensais avoir gâché ma vie, mais que finalement non.

À ce moment-là où on crisse la clé dans la porte à notre job, à la fin de notre chiffre pis que le lendemain on est en congé. Fuck yes, fuck toute ça se peut que je revienne pas dans le fond rien me retient à cette hostie de job de marde là, je pourrais, si je voulais, juste jamais revenir. Joke on se revoit après demain la gang.

Aux bébés qui s’endorment sur nous autres, pis au petit feeling qu’on a d’avoir accompli quelque chose de grandiose làlà direct avec ce petit motton mou, collé sua bédaine. Pis qu’on pense que c’est ça, être parent pis qu’on serait bon sûrement.

Au fait qu’on change. Merci.

Au fait qu’on est sûr qu’on change. LOL.

À tous ceux qu’on accuse de faire des affaires «en attendant ». Si faire des affaires « en attendant », c’est accumuler les part-time job pour créer des trucs auxquels tu crois plus que ta propre existence,  fine.

…Merci la vie!

 

Crédit photos : https://pixabay.com/fr/fl%C3%BBtes-champagnes-coupes-%C3%A0-champagne-309944/

10 signes que t’as trouvé le bon gars.

LE BON gars de la gang, parce que c’est vraiment rare de pogner des bons gars mettons c’est genre un peu l’affaire avec la pomme pourrie de la gang sauf que là c’est la pomme pas pourrie t’sais. Voici un petit ramassis de tips pour t’aider à réaliser que t’es la chanceuse qui a pogné un BON gars.

1. Il te dit salut même si ses amis sont là.
Ok. À l’ère de la modernité de maintenant de 2018, j’avoue que ça commence vite dans le vif du sujet, mais ce gars-là, il est vraiment quelqu’un! Tu sais que c’est le bon gars quand ses amis sont là pis qu’il a pas peur de te dire salut genre pis même de demander « Ça va? » après ou des affaires de même. Terois mots : vrm bon gars.

******Si numéro 1 c’est oui, continue à lire. Sinon arrête, ça veut dire que c’est pas le BON gars (tous les mêmes anywayz).******

2. Il te regarde même si t’as pas les jambes faites.
Des fois quand tu dis son nom pis qu’il s’en attend pas, il se retourne même si t’as pas les jambes faites pis il dit : « Quoi? »

3. Il te trouve belle même quand tu viens juste de te réveiller.
Alors que pourtant tu dois être laide comme un cul parce que t’es même pas maquillée pis que toute femme qui se respecte se doit de porter au moins un petit mascara (clique ici pour un lien vers un mascara pas cher que tu pourrais t’acheter) en tout cas en plus ça fait pas très fiminin pas de maquillage au réveil en tout cas LUI (le bon gars) il te dit que t’es belle quand même! En plus tes cheveux sont même pas faits, mais il a quand même envie de t’embrasser?! DAFUQ marie-le (joke fais pas ta folle!)

4. Il est pas sur des sites de rencontre pour rencontrer quelqu’un d’autre que toi pendant que vous êtes en relation.
Ça. En 2018. On va se le dire, c’est quand même fuckiine rare! Si le gars veut tellement être avec toi qu’il essaie pas d’avoir d’autres blondes en même temps dans ton dos, ma fille, je te le dis, reste avec lui peu.importe.quoi.! Ouf, quel bon gars que t’as, trop chieuse!
****Astuce : S’il est sur des réseaux de rencontre, ma fille, je te le dis, tu peux toi aussi peut-être penser à le swiper à gauche ;-).*****

5. Vous sortez ensemble même sur Facebook et Instagram.
Ça s’en tient pas juste mettons à ta chambre ou la sienne, il accepte que votre amour se rende aux vues et aux sus de tous. Shit. Ok. That’s it. Le voici, le voilà! Trop chieuse. Vraiment rare les bons gars comme ça. Coudonc on l’appelle « le bon gars », mais on pourrait l’appeler Jack Pot LOL.

6. Il est pas trop fru que vous pouvez pas coucher ensemble quand t’es dans ta semaine.
Il te fait savoir assez clairement que c’est poche (évidemment), mais il est pas super agressif quand tu dis non et même s’il comprend pas tant l’affaire de menstruations pis que t’es pas trop bien dans ton corps, il attend. Il est vraiment patient. Il sait que s’il est compréhensif il aura peut-être droit à une petite gâterie 😉

7. Il pense à toi.
Si vous aviez des plans de prévus et qu’il faut finalement qu’il les annule, il pense à t’avertir. Une fois aussi il pourrait dire quelque chose comme : « J’ai pensé à toi, tantôt ».

8. Il est pas violent quand tu te tiens avec d’autres gars que lui.
Il sait que t’avais des amis avant que vous sortiez ensemble pis que tu vas continuer d’en avoir pendant que vous sortez ensemble et il ressent pas le besoin d’être limite violent quand tu passes du temps avec eux parce qu’il est conscient que t’es pas sa chose. Même si ses amis comprennent pas pis qu’il te dit qu’il a un peu l’air épais à cause de toi parce3 que tu parles à d’autres gars des fois, il comprend que si lui a des amies filles, tu peux peut-être avoir des amis gars. Encore une fois… Geez Louise! Ousser tu l’as pogné, y’a-tu un frère!!! 😉 😉

9. Il s’intéresse à des trucs qui t’intéressent.
Même si ça l’intéresse pas, il fait un effort pour t’écouter parler des trucs qui te tiennent à coeur. Par exemple, si tu as eu une grosse journée au boulot et lui aussi et que vous vous racontez vos journées, vous pouvez alterner entre parler de sa journée et parler de ta journée. Chacun votre tour. Et il trouve pas que tu es chialeuse, vous faites juste discuter ensemble et ça ne l’agace pas.

10. Ça le dérange pas trop de rencontrer tes ami.e.s ou ben ta famille (immédiate genre frères-soeurs-parents).
Même si tes amis ou ben ta famille ça implique que ce soit pas ses amis ou sa famille , il comprend la différence entre ta parenté et sa parenté et il l’accepte et il est quand même partant pour rencontrer (au moins une fois) des personnes qui sont importantes dans ta vie.

Bravo t’as trouvé le bon gars. Je pense que j’ai fait le tour.

 

20140801-123615-g-1.jpg

Photo trouvée sur Google quand j’ai tappé : image couple heureux (à qui vont les crédits du bonheur?)

 

Passe nous voir!

13315328_1035793176506852_2103609220061624972_nBelle soirée entre amis dans la petite italie!!!!!!
5 août à 18:00
au Local de Nouveau Projet 156 rue Beaubien E
Gratissssss

Nihiliste

Histoires parallèles fuck fuck.

J’avais un trop plein pis je me suis étendue sur mon lite comme une grande pour prendre des respirations chose que j’oublie souvent de faire des respirations, une après l’autre, des respirations. Des fois je me dis que c’est niaiseux qu’on oublie de respirer pis quand je me dis ça, je pense toujours aux Filles de Caleb, je les imagine respirer vraiment longtemps sur le balcon après le souper. Comme si y’avait rien d’autre à faire, je sais pas trop. Après mes respirations importantes pour la survie de mon espèce de bien-être que j’essaie d’acquérir, j’ai décidé d’appeler ma cousine, j’ai appelé ma cousine d’abord parce que je l’aime et aussi parce qu’elle est genre un petit ange oui je sais, c’est cliché, mais elle s’appelle Catherine et je l’appelle Cath et tout le monde qui l’a connue un jour même une seconde je dirais dans sa vie sait que Cath, c’est pas vraiment une fille, c’est plus comme Cath l’ange blond courtois et poli et d’une intensité remarquable; elle est tellement souvent émue qu’elle garde toujours une main sur sa poitrine, en cas d’émotion. Je te le jure, presque.
Cath, je l’ai toujours trop aimée. Je l’ai trop aimée dès qu’on me l’a mise dans les bras celle-là, je sais qu’on aime souvent rapidement les bébés à ce moment-là, de la prise dans les bras pour la première fois, on se prend à croire pour eux un avenir doux et majestueux avec plein de fins de journées sur le balcon à prendre des grandes respirations, mais c’est une autre affaire dont on se reparlera plus tard. Dans mon cas de ma rencontre avec Cath, j’avais six ans et je me souviens que je l’aimais déjà plus que tous les autres et je me dis que peut-être même que les autres bébés qu’on m’a mis dans les bras après ça dans ma vie, j’ai juste reproduit la réaction d’amour que j’avais ressentie avec Cath dans les bras cette première fois-là. On essaie souvent de reproduire les réactions qui nous ont semblé adéquates. Je dis on, mais je veux dire je. En tout cas.
On a ri en masse, j’ai pas regretté de l’avoir appelée surtout que quand elle a répondu elle a dit Hello toi petit casque. Elle a pas oublié de me rappeler que j’étais la bienvenue chez elle à Québec parce que je viens de le dire, c’est un ange et que les anges sont toujours entrain de nous inviter chez eux pour nous faire plaisir. Elle dit Viens t’en chez nous pis je sais ben trop que ce qu’elle veut dire c’est Laisse-moi prendre soin de toi. On parle souvent de notre famille ensemble parce qu’on a la même famille tu comprends bien. Ça a dérapé un peu et je te dis à l’instant pourquoi je t’écris si depuis le début tu trouves ça le fun que je t’écrive, mais que tu te demandes un petit peu pourquoi inquiète-toi pas ça s’en vient. Quand on était jeune, un de nos passe-temps favoris, c’était d’enquiquiner (oui j’utilise ce mot et je le trouve encore une fois très adéquat) Joëlle et son chum. Joëlle était plus vieille que nous pis on aimait ça en maudit quand elle apportait ses chums dans les partys parce que ça nous faisait un nouveau public pour nos niaiseries on chantait quand même, mais plus fort pis on riait quand même, mais plus fort, on leur faisait des petits spectacles pis souvent le gars disait ouin sont fuckées, tes cousines pis là on était vraiment contente ça voulait dire qu’on avait peut-être gagner. Gagner quoi bonne question en tout cas je continue. Même si on leur faisait des spectacles dans lesquels on essayait de remplir nos bouches de Jello en le moins de temps possible, on aimait souvent avoir des discussions à propos de l’amour à partir de ces nouvelles rencontres qu’on faisait à même le sous-sol de nos grands-parents. Histoire parallèle #1: MON COUSIN PIS SA BLONDE SE COUCHAIENT UN SUR L’AUTRE PIS SE PROVOQUAIENT LE RÉFLEXE DU RIRE À CE JOUR J’AI JAMAIS VU DE QUOI D’AUSSI CUTE PIS J’AI JAMAIS RESSENTI AUTANT D’ENVIE QUE DE REPRODUIRE CE RÉFLEXE-LÀ JUST SO YOU KNOW
Là je te raconte une autre histoire en parallèle (#2) pour finir par relier toutes les histoires que je commence sans finir depuis le début pis là tu vas sûrement être MINDBLOWNED (un mélange de mind+blown+owned). Un moment donné, Joëlle avait une fixation sur Guillaume Latendresse (oui, le joueur de hockey). Elle en parlait tout le temps et avait même commencé à s’intéresser au hockey pour rien pour lui. Un jour, elle avait un nouveau chum qui n’était pas Guillaume Latendresse. Elle nous l’a présenté, en nous le comparant à Guillaume Latendresse. Du haut de mes douze ans, j’ai dit à Cath je pense qu’elle l’aime juste parce qu’elle pense qu’il est Guillaume Latendresse, quand elle va s’en rendre compte, on le reverra pu. Cath m’a rappelé cette anecdote-là tantôt et bien que je trouve qu’elle aie une fichue (fichue est un euphémisme dans ce cas-ci) de bonne mémoire, un peu cray cray sué bords, on va se l’avouer, je lui en veux pas d’avoir choisi de se souvenir de ce souvenir-là en particulier parce que j’ai eu l’idée de te le partager parce que ça m’a fait un peu penser à moi. On dirait que j’ai toujours peur que tu te rendes comptes que je suis pas Guillaume Latendresse. Ou de me rendre compte que finalement t’es pas Guillaume Latendresse. Pis je dis Guillaume Latendresse, mais je pourrais ben dire n’importe quel autre joueur de hockey tu comprends l’important c’est juste que je le connaisse pas pis que je sois chez nous toute seule à l’idéaliser pis à me dire qu’il est vraiment pas moody t’sais que quand y’est pas sur la patinoire il a pas d’histoires de famille à lui là non non il est juste chez eux à être beau et bon comme sur la patinoire, mais sans ses patins. Pis que ses valeurs fittent vraiment toutes avec les miennes pis que y’est vraiment bon pour me compléter pis que je suis sûre qu’on se pognerait pas en posant une pôle à rideaux dans notre chambre.
La raison pour laquelle je t’écris c’est en fait plusieurs raisons. La première, c’est que je sais pas si tu sais, mais j’écris mieux que je parle, les mots sortent mieux pis les métaphores ont plus de sens (ou je m’imagine que c’est le cas, je crisse ça sur un blogue faque je me dis que ça marche), mais suis vraiment bien avec toi tout le temps et des fois tellement bien que j’essaie de comprendre si je suis pas entrain de m’imaginer que t’es Guillaume Latendresse. L’autre raison pourquoi je t’écris c’est pour t’avouer qu’un moment donné, quand Cath était bébé, je suis allée la chercher dans son lit parce que j’avais entendu qu’elle avait terminé sa sieste et que j’avais trop hâte de la voir. Je l’ai prise dans mes bras et je l’ai sortie de sa chambre. Après ça, j’ai trébuché et je l’ai échappée dans les marches. Ouin. Genre d’affaire qui arrive en général quand je m’emballe. L’autre raison pour laquelle je t’écris c’est que mon cousin pis sa blonde qui se couchaient un sur l’autre pour se provoquer le réflexe du rire sont finalement pu ensemble entre autres parce qu’ils avaient genre seize ans pis ce dont je te parle depuis le début date de genre 14 ans, mais je réalise aussi qu’on dirait que j’ai peur de vivre des affaires aussi nices que me coucher sur quelqu’un pour me provoquer ce bon vieux réflexe du rire, que je trouve complètement adéquat, pour que finalement tout ça finisse et que tout ce qui en reste dans ma vie plus tard soit juste un bon vieux souvenir que je garde dans ma tête à côté de la gaffe des escaliers. Tout est relié fuck fuck.

IMGP5364
La dernière raison pourquoi je t’écris c’est que je voulais que tu saches surtout que je m’en fous, si finalement t’es pas Guillaume Latendresse.

Crédits photo : Joëlle Gélinas

Fin de soirée au Quai des brumes

Finalement je suis rentrée seule 1