Ma Querelle

Ma querelle, c'est aussi la querelle de tout le monde (pas tout le monde sur la terre, j'sais ben, j'pas épaisse).

Mes vacances de chanceuse.

Baby! La procédure normale, les US et COUTUMES, comme on dit, voudraient que je te demande de tes nouvelles, mais comme t’as le soleil qui reflète sur tes cuisses sur toutes les photos que tu posts jusqu’à présent et qu’on attend le soleil à peu près dix mois par année, ensemble dans mon salon frette, je prends pour acquis que tout est safe and sound pour toi et que t’es prêt à écouter mes chichis! T’es en vacances anyways, t’es relax, t’as rien que ça à faire de me lire. Non, je vais pas FaceTimer, j’ai envie de prendre la plume ce soir pour t’écrire, mon chhhherrrr amour qui grandit tous les jours, je suis poète côline de bines j’ai l’œil qui saute dans son orbite pis oui, c’est du manque de sommeil, mais du manque de sommeil dont je me crisse ben raide parce qu’il est pas relié à mon angoisse, mon angoisse fait dodo. Heyyy oui! Je t’écris en catimini de mon angoisse qui se racle le fond de dodo dans un coin de mon esprit donc dull dont je me sacre en ce moment. À bien y penser, je sais pas si ça se dit « chichi » pour ce pour quoi je t’écris, mais je m’en fous, il est tard pis j’ai pas encore ouvert mes notes de quoi que ce soit parce que j’arrête pas de repenser à la fin de semaine que j’ai eue pis en même temps que d’être pleine d’énergie je suis complètement vidée. T’es mon best, subis-en les conséquences. Il suffit pas de venir chez moi boire tout mon thé et fumer toutes mes cigarettes pour être mon best, mon best. WHO LET THE DAMN DOGS OUT leeeel

Voici, c’était mon prologue à mon message. L’histoire commence.

Je m’excuse, j’ai encore trop bu de café pour finir d’étudier. C’est pour ça que je t’écris, pour pas faire ce que j’ai à faire pis pour te compter ma fin de semaine à cause de laquelle j’ai pas fait ce que j’avais à faire. ALORS DONC JE COMMENCE. Je t’invite à mettre tes lunettes soleil et à prendre une petite gorgée de mawrgawritawww, peut-être que ce sera long.

Ça a commencé par moi qui s’installe à l’ordi vendredi matin comme une fille de mon temps des années ’20 pour prendre mes messages. Ça flashait déjà à 200 à l’heure sur mon cell, mais qu’est-ce que tu veux j’ai cent ans, je m’assois avec le petit café pour lire le petit courriel. Y’était 8hres du matin et pour ma défense de gone girl, on s’était couchées à 4h la veille parce que l’avant-veille c’était jour de fête. Fête comme on les aime, fêtes qui n’en sont pas sauf quand on décide que BAM, c’est fête.

Je sais que depuis le début de l’année, chaque fois qu’on se parle, je fais juste mettre une cassette sur repeat de moi qui dit que j’haïs mon programme pis surtout tout le monde qui a dedans. Je sais. Mais je t’avais aussi déjà parlé du seul ami que je m’étais fait? Il s’appelle Charles. Il m’a vue connectée vendredi matin 8heures, signe que je ne suis pas la seule pour qui c’est possible. Il m’a demandé si j’avais des plans pour la journée. L’envie de le revirer de bord était, ma foi, très prenante, j’avions encore les yeux collés de dodo, tu comprends-ti la patente? Finalement, je lui ai avoué que c’était ma première fin de semaine de congé depuis le début de l’année et que j’avais pas de plans sauf d’étudier et que ça m’apaisait vraiment la tête et le corps de me dire que je pouvais me lever à l’heure que je voulais toute la fin de semaine… t’sais la fille tellement relaxe que finalement elle se lève à 8h… En toué cas. Je vais essayer de raccourcir un peu ça là, tu dois avoir hâte d’aller dans la piscine. Bref, il me dit qu’il est avec son ami belge qui s’appelle Karl et qu’ils s’en vont au chalet de ses parents pour la fin de semaine et qu’ils m’invitent et que si je veux, ils peuvent passer me prendre dans trente minutes. Le fait que Karl soit belge a pas vraiment rapport, sauf quand il fait des calls comme quoi qu’il ressemble à une capsule ou un comprimé vue qu’il a le teint très pâle et qu’il est rasé. J’aurais dit Tylenol.

Trente minutes plus tard, je suis assise dans les marches en face de l’appartement avec mon petit pack sack entre les jambes, je les attends dehors parce que je veux pas qu’ils sonnent et qu’ils réveillent Marianne. Je lui ai écrit une note qui fait état de ma renaissance et ça pèterait tout si elle me voyait partir. « Je suis partie dans un chalet avec des inconnus. Peut-être qu’il y aura pas de réseau. Si mes parents t’appellent parce que je donne pas de nouvelles, dis-leur leur fille est redevenue celle qu’elle était. On se revoit dimanche. Je t’aime. » Te souviens-tu quand tu venais me chercher le vendredi soir en finissant de travailler pis que même si y’était 22 :00 on considérait pas que la soirée était finie? Ben j’essaie de retrouver ce minding-là, c’est compliqué, souvent, mais là, pour une fois, ça marchait pis j’en avais envie. Ma vie est pas finie, Yann! Ma vie est pas finie! Et c’est tellement le best pour mon avenir, que ma vie soit pas finie! Hahahaha OK

Dans l’auto, on fait juste diiiire de la marrrdeee, on est doooont contents d’être contents, il fait pas super beau, mais on s’en fout, on a des lunettes fumées qu’on s’échange et on ouvre les fenêtres pour laisser passer l’air entre nos deux oreilles. Se faire ventiler les idées. Je sais même pas où on s’en va pis combien de temps ça va nous prendre pour s’y rendre, d’habitude je suis toujours entrain de calculer mes collations, pis mes minutes qui me séparent je sais-pas-trop-quoi, mais j’ai cette impression-là que ces gars-là sont tout ce dont j’ai besoin pour le moment, je respire en regardant dehors pis c’est même pas pour me donner un air mélancolique. Le système de son de l’auto est scrappe, la musique joue sur un ghetto blaster installé à côté de moi sur le siège en arrière, ça joue fort dans ma poitrine. J’t’une chienne qui branle la queue pis qui regarde dehors la langue sortie. Je connais pas vraiment ces deux gars-là, mais leur présence est apaisante. On arrête à chaque heure se prendre un café pis courir dans le stationnement. Je sais tellement pas quand est-ce que mon cerveau a décidé de shut down pendant cette fin de semaine-là, mais c’est arrivé. Mon moment à moi que j’ai pas à partager, y’a rien d’obligé, je peux leur dire ce que je veux pis je décide de leur dire la vérité.

Au chalet finalement y’a des parents ils me serrent dans leurs bras comme si je faisais partie de la famille. Sont donc contents d’avoir de mes nouvelles pis que je passe les voir. On rit. On reste pas à l’intérieur, on s’habille chaudement pis on va marcher dans le bois. On parle des fois, les gars prennent des photos de feuille pis d’arbre pis de moi des fois. On déconne on court encore, je cueille des roches pis je leur donne des noms. Personne trouve ça drôle ça tombe bien parce que c’est pas des jokes. Un moment donné vient le temps de grimper un petit mont. En plein milieu de l’ascension j’suis frue, je me sens devenir la face toute rouge pis j’ai plus envie d’avancer, c’est le moment où tout devient plus sombre pis que mon orgueil embarque dans une journée où j’avais même oublié qu’existait encore en quelque part ce concept de marde-là qui s’appelle l’orgueil très mal placé. J’suis bockée, j’ai trois ans pis je veux pus avancer. « Allez-y sans moi, je vais vous attendre ici. » Les gars reviennent sur leurs pas, me demandent ce qui se passe pis je pourrais leur dire n’importe quoi, mais je choisis encore de dire la vérité. « J’ai peur de devenir toute rouge pis d’avoir chaud, pis là vous prenez des photos pis ça me stresse. » Ils rient pas. Charles dit : «Moi, j’ai un très long front.» Karl dit : «Et moi de très grandes oreilles.» Je ris. Ils me font signe de m’en revenir. On repart pis on en reparle pas. Rendue au sommet j’suis fière que les sentiments bousilleurs l’aient pas emporté sur les plus nobles, pour une fois.

On a soupé tout le monde ensemble pendant quatre heures et on riait tellement fort qu’on a rendu tout le voisinage jaloux, chu sûre. Le reste de la fin de semaine s’est passé sur le bord de l’eau avec des grosses couvertes, y a eu du café, des crêpes, des compliments, des promesses, des souvenirs partagés, des siestes, deux feux de foyer, des clins d’oeil. Pas de complexes ni de sous-entendus. Je suis tellement chanceuse d’avoir pu pouvoir me permettre de partir pendant de ma vie pendant 36hres, d’aller sneak peak dans une autre vie pis de revenir dans ma vie avec tout le … je sais pas quoi mais j’ai envie d’écrire le +++++++++… hahaha. Crime qu’on est ben icitte. Les quatre saisons pis tt… ahhahaha

T’sais je sais bennnn que la vie, ça se passe pas dans un chalet à chercher cette effervescence-là non-stop ni de penser que tout le monde il est donc fin et tout le monde il est bien gentil, mais des fois, se dire que ça se peut en quelque part, en dehors de ce qu’on vit chaque jour, ça fait vraiment la différence pour retourner affronter le reste. Des petits breaks de pessimisme pis de palpitations, esti que ça se prend ben. Se fier à son instinct pis ses envies, essayer d’avoir moins peur juste pour voir ce que ça donne. Pas essayer de trouver les failles de chaque personne à la première rencontre. Prendre des affaires comme l’amabilité pis les bonnes intentions pour acquises. Peut-être que le feeling va pas rester pis que je vais retomber rapidement. Je t’écris souvent quand j’suis triste pis quand je me relis quand j’suis triste je me dis cawwline, j’tais déjà triste pis j’t’encore triste. C’est pour ça que je t’écris, pour me relire quand je serai entrain d’encore essayer de me convaincre qu’il existe rien de simple ni appréciable dans’ vie.

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Who let the god damn dogs out. leeeel

 

 

 

 

 

 

 

Jouer aux cartes

Mes amis tombent en amour.jpg

Domàmarde.

La semaine passée j’ai commencé une nouvelle job dans un très chic café parce que c’est juste THE SHIT travailler dans un café tout le monde est bien habillé pis suréduqué pis je pensais honnêtement que les NewBalance ou bedon les Vans of the Wall noirs venaient avec la job j’ai un peu été déçue quand j’ai réalisé que non mais j’ai été vraiment bonne pour faire comme si rien était j’ai genre juste slammé un peu de franglais sur le bout des lèvres en crémant mon dernier tatoo stick and poke pis ça a passé comme dans du beurre. Mes boss sont eux-mêmes deux jeunes adultes ultra-branchés qui respectent leurs employés et l’environnement, or étant moi-même une jeune femme dans la fleur de l’âge qui aime boire du lait de soya pour se donner bonne conscience, j’ai crié JACKPOT. C’est sûr que c’est gossant parce que y’a pas de place pour faire mon yoga dans le café lui-même, mais proche y’a une place de BIKRAM faque ça va.

Je me disais que c’était l’emploi tout indiqué pour moi parce que je dois payer mon loyer pis je voudrais surtout pas m’investir dans un emploi à temps plein qui m’empêcherait d’être l’artiste accomplie que je suis entre deux épisodes de Gilmore Girls de 11à15 tous les mercredi-jeudi.

Dans la pile de C.V. je sais pas pourquoi, mais c’est le mien qui a attiré leur attention. J’étais en compétition avec un C.V. en forme de latté art, je suis désolée pour la personne qui s’était donné tout ce mal et pour qui ça n’a pas fonctionné. Whatever drette quand je suis entrée je me suis reconnue dans les murs d’une couleur assez douce pour la concentration, mais pas trop à la mode pour pas qu’on ait à repeinturer tous les deux ans, mais quand même assez punchée pour que ça reste dans le doux milieu entre mainstream et edgy.

Ils m’ont dit tu commences dans deux jours OK merci je vous aime mes amis-collègues j’ai hâte d’être cool comme vous.

Pour vrai ça s’est bien passé. J’ai un collègue qui dit rien qui fait juste travailler ou me parler de ce qu’il va manger pour souper c’est cool ça me donne des idées repas. J’ai une collègue qui me parle toujours de son bike de ses rides de bikes de ses souliers de bike de ses pédales de bikes de ses cuissards de bike. Ça donne envie de s’acheter un bike.

Pendant mon troisième shifts, mes collègues m’ont laissée toute seule parce que j’étais prête à voler de mes propres ailes. C’est un petit côlique de café c’est normal d’être seul pour servir deux trois monsieur madame tout le monde qui te répètent à tous les jours qu’ils sont des habitués de la place, c’est pour rester dans la vibe café de quartier tu catches, on se rapproche du grain parce que le grain c’est ce qu’on a de plus cher pis on se sent pas super bien de pas savoir le nom du producteur mais le gars qui torréfie le fameux grain le connaît lui faque c’est quand même cool de pouvoir dire qu’on connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un. Du namedropping de producteur de café éthiopien. L’affaire c’est que moi je fais ça juste en attendant sauf que finalement je vais passer ma vie là-bas quoi whatever pense ce que tu veux.

Quisser qui débarque pas pendant que je suis entrain de faire deux crises cardiaques parce que j’ai deux assiettes à laver en même temps qu’il faut que je remplisse la pipette de miel? La sacrament de Domàmarde. Je l’appelle Domàmarde parce que trouve que ça lui va comme un charme. La dudette porte des bas de laine dans ses sandales elle déteste la chaleur elle s’exile dans des pays d’hiver à l’année elle tourne tout ce qu’elle touche en jojoba poétique, je pense qu’elle a jamais travaillé dans un café, mais ça lui irait full bien sérieux. Elle pourrait installer une expo sur les murs du café avec tout son bel art vraiment artistique pis ben tout le monde lui dirait que c’est beau, elle elle penserait juste que l’art a pas d’avenir, mais pas tout le temps le reste du temps elle dirait juste oui merci madame ou ben elle enchainerait sur une discussion sur différents procédés artistiques pis de visions de l’art contemporain ou d’essais sur la création pis la fonte des glaciers. C’est une real côliss quess tu veux c’pas donné à tout le monde deal with it.

‘a l’accote son bike sur le bord de la fenêtre ‘a me fait un tit coucou. ‘a vient me voir je lui saute au cou j’y donne deux becs je l’aime tellement pourquoi je suis pas game de lui dire prends moi aime-moi montre-moi comment m’en crisser stp je suis pas capable de m’en crisser comme toi je dors pu ça fait deux semaines j’aime mal mon chum je lui crie que je veux vivre ma vie j’ai besoin de personne je suis une femme fière et intelligente et j’ai besoin de vivre ma vie comprends-tu mon amour entre deux déclaration d’indépendance je le supplie de me rester de m’accepter de pas m’haïr mes amis comprennent pas trop où je m’en vais mes parents pensent qu’ils ont mal fait leur job je pense que je suis pas capable d’être juste être pis de dire à tout le monde regardez-moi être ou bedon regardez-moi pas être mais pitié crissez-moi la paix j’ai jamais vieilli je te l’avoue Domàmarde j’ai encore huit ans je comprends pas les responsabilités je les fuie je pense que toux ceux qui sont encore sur le party passé un certain âge sont pas des imbéciles qui ont pas de but je pense qu’ils ont juste pas de lendemains de veille comment tu fais pour être en paix je suis pas capable de faire un pas dans la rue sans penser à qui je blesse en le faisant ou qui est-ce qui mériterait plus que moi de faire ce petit pas dans la rue sérieux des fois c’est long longtemps c’est-tu grave que j’écoute Rihanna? C’est tu un bon album Unapologetic? Je sais pus.

‘a dit que je la fais rire je lui dis à quel point je suis donc ben nerveuse de pas tout savoir sur mon travail pis d’être obligée de le faire toute seule ‘a rit, accotée sur le comptoir ‘a me demande un café justement. ‘a prend une gorgée de son café, elle me regarde, je continue je suis pas à l’aise d’être tout de suite toute seule je comprends qu’il faut passer par là, mais j’aurais aimé ça que quelqu’un reste avec moi sérieux je panique. Elle dépose son café, me demande pourquoi? J’arrête ce que je fais. Pourquoi? Pourquoi? Ben me semble que c’est évident. Non, je comprends pas. Pourquoi? Ben si le monde rentre pis je comprends pas la langue qu’ils parlent si finalement ils aiment pas mon créma si c’est super long avant que je les serve et qu’ils sont fâchés. Elle rit encore. Je ris avec elle. Elle répète-demande. Pourquoi? Pourquoi quoi côlisse je sais pas ça s’explique pas j’ai chaud j’ai peur que le monde m’haïsse. AH! VOILÀ! Le monde qui t’haït parce que tu fais pas des beaux dessins dans leur café après ton troisième shifts de job… On s’entend-tu que?

Oui, on s’entend que.

Je l’ai regardée rembarquer su son bike pis pas se fâcher quand une voiture a essayé de lui couper le chemin. Elle a souri quand le gars lui a dit qu’elle avait pas d’affaire sur les routes qu’il payait avec ses taxes. Le reste de mon shift, quand la panique montait j’entendais voix de la sacrament de Domàmarde me demander Pourquoi? Je savais pas quoi me répondre qui valait vraiment la peine que je stresse, ça m’aidait à moins suer. Après ça je suis allée dans un sous-sol d’église dans Outremont écouter une docu-fiction allemande sous-titrée et le propos m’a fait sentir proche de mes ancêtres.

Raph Frites Alors!

Aller, on improvise les bébés! Let’s go!

Chronique d’un amour au quotidien. Deuxième.

En couple depuis maintenant huit mois, François et Marie-Pier. Il travaille, elle étudie.

INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Comment ton amour pour Valérie se traduit-il au quotidien?
INTERVIEWÉ EN MARS-LUI
Je ne connais pas de Valérie, tu veux sans doute parler de Marie-Pier.
Je ris parce que je suis même pas pompette, comme la plupart du temps où je fais mes entrevues d’amour au quotidien.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Oui! En effet, comment ton amour pour Val…Marie-Pier se traduit-il au quotidien? Voyons pourquoi je l’appelle Valérie?
INTERVIEWÉ EN MARS-LUI
Je ne sais pas. Je sors bel et bien avec Marie-Pier.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Vas-tu dire toutes tes négations?
INTERVIEWÉ EN MARS-LUI
Je ne sais pas, je t’avouerai que c’est stressant ta patente.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Alors, comment ton amour…
INTERVIEWÉ EN MARS-LUI
Au quotidien… je te dirais… ben habituellement je te dirais que ça va là… on est pas mal sur la même longueur d’ondes, sauf que là ces temps-ci c’est comme plus elle qui drive mettons la patente. Pis moi je euh surfe. Je surfe sur son enthousiasme.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
OK! Mais est-ce que euh tu euh fais des fois des… comment lui démontres-tu ton amour habituellement disons?
INTERVIEWÉ EN MARS-LUI
Ben eum mettons des fois je vais dormir chez elle sans l’avertir. Ça lui fait plaisir. Mais des fois c’est barré faque je retourne chez nous.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Elle répond pas à son cell?
INTERVIEWÉ EN MARS-LUI
Elle a pas de cell.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Bon, une hippie?
INTERVIEWÉ EN MARS-LUI
Non, elle a juste pas d’argent.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Une hippie pauvre?
J’essaie de faire des blagues parce que je suis mal à l’aise.
INTERVIEWÉ EN MARS-LUI
Non non, je sais pas pourquoi elle a pas de cell. On en a jamais parlé vraiment.
Je ris parce que je sais pas si c’est vrai.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Et ça va bien vous deux?
Un petit silence où je checke mon cell pour pas le regarder lui.
INTERVIEWÉ EN MARS-LUI
Oui.
Le plus petit oui de l’histoire du oui.
INTERVIEWÉ EN MARS-LUI
J’ai rien à lui reprocher. J’ai la tête ailleurs. C’est avec elle que je devrais avoir c’te discussion-là.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Si tu veux, on peut s’en reparler le mois prochain.
INTERVIEWÉ EN MARS-LUI
C’est une bonne idée. Mais elle a rien à se reprocher là.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Oui, tu l’as déjà dit.
daniel-coeur-copie

François a parlé avec Marie-Pier. Il insiste qu’elle n’a rien à se reprocher, mais qu’il n’arrive pas à formuler son malaise dans la relation. On s’en reparle le mois prochain.

 

Je sors un roman, oui oui, un roman!

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Si tu as pas Facebook, voici les infos:
Horaire des célébrations
17h@20h* Lancement tout ce qu’il y a de plus NORMAL, vino et bouchées frettes qui réchauffent le coeur
20h à 21h* Lecture de textes de Ma Querelle par ami.e.s et amant.e.s
21h* DJ GUILLAUME MANSOUR AUX PLATINES
* toutes les heures sont approximatives gossez pas

Participations spéciales de Féline Dion & Pénélope et Chloë

Dormir dans mon chest.

On est assis à terre dans ton salon pis les deux on tète un thé à la menthe froid. Tout ce que je m’imagine, c’est de te peser tellement fort sur la tête qu’a rentre dans tes épaules. Tes bras se rejoignent en avant pour en former qu’un seul. Très étroit. Tes jambes rétractables te serviraient fin et elles seraient toujours rétractées à partir de ce moment-là dans tes très petites fesses. Tu ramollirais de tout le reste, je te malaxerais un peu et tu deviendrais une belle boule de pâte à modeler. Verte.

Après ça, parce que oui y’a une suite à ça, j’irais dans ton tiroir à ustensiles bizarres prendre ton couteau à pizza avec lequel personne coupe jamais sa pizza sauf toi. Je m’ouvrirais le thorax avec. Une belle longue ligne entre mes deux seins. Ma poitrine un peppéroni géant, coupé sur la longueur chaque partie aurait un poumon tout le monde continuerait de respirer, pas de panique la gang, tout est sous contrôle.  Je suis une professionnelle. Je crisserais la belle grosse pâte à modeler bien au chaud entre mes deux poumons sûrement roses vue que je fume pu depuis genre début janvier. Rose et vert les couleurs complémentaires qui font mon affaire.

Au début tu réagirais sûrement mal, je comprends l’affaire de tout le déplacement pendant que toi, t’avais juste prévu boire un thé chez vous relaxe ce soir là, quelques inconforts de plus ou de moins au point où on en est, c’est juste un peu de flafla dans ta jupe à crinoline. C’est dans ta nature de mal réagir anyway ça me brusque pas et je peux pas vraiment faire semblant qu’un peu d’orgueil dans ces moments là ça arrive pas, même aux meilleurs, en pleine transformation de ce qu’on a d’humain le plus profond en plaxmol par une ambulancière en talons qui fait juste se frotter le bout des shoes sur le tapis d’entrée vite vite avant de venir tout cochonner de tes plans initiaux. Devenir un mur. Très beige, très long, très invisible, j’ai compris, mais ça m’intéresse pas. Wwwwwweeeeeeoonnnnn je suis arrivée héhé frotte frotte les souliers, j’ai d’autres plans pour toi, embarque dans mon plexus solaire on regardera pus jamais en arrière.

Je refermerais ma cage thoracique avec des fils de spaghetti juste parce que t’aimes ça pis tu verrais que je sais que c’est temporaire, hello on se tresse pas une prison en pâtes tu le sais comme moi. À partir de là, t’aurais juste à te faire promener un peu partout dans la ville. Faire un beau dodo dans le portage nouveau genre on va faire fermer la boéte à ceux qui trouveront ça bizarre que t’aies plus que genre un an. Tayeule, tu traines ton bébé parce qu’y peut pas marcher? Bon ben je traine mon bébé parce qu’y peut pus marcher. Continue ton chemin mauvaise savante. Fais un beau dodo au son de moi qui passe une commande au café, je vais te donner un peu de scône au travers des spaghettis t’aimes ça les scônes tu te rendormiras après.

Tu dis j’ai pu d’amis j’ai pu de projets chu rien chu pas beau rien fonctionne. Je me dis ces mêmes choses là sauf le bout que je suis pas belle parce que ça je le sais que je le suis ma coiffeuse me le dit tout le temps en téka la différence c’est surtout que mon cerveau à moi est plus calme de ce temps-citte, il a pas envie de se sacrer à off tout le temps, c’est ma chance en ce moment. Je vais te faire profiter de ma chance, de mon cœur gonflé, de mes jambes solides. C’est la roue de fortune sans le bout de hasard. Ta tête va moins s’envoler partout où au moins elle va savoir où atterrir où revenir pis à qui dire bonne nuit.

Pour être honnête je vois ça comme si on était l’été, qui faisait 40 degrés dehors à l’ombre pis que j’avais une piscine pis pas toi. Ça me fait plaisir. Ça fait quelqu’un à qui parler qui écoute pas vraiment tes niaiseries, mais aussi un maudit bon public pour voir lesquelles de mes jokes pogneraient le mieux si j’étais Cathy Gauthier au Théâtre St-Denis. Ces temps-ci quand tu ris une de mes blagues j’ai l’impression d’être l’affaire la plus drôle au monde genre Beyonce clown en 2009 quand on l’écoutait sur repeat dans le local étudiant sur l’ordi de la personne full techno qui prenait ses notes de cours à l’ordi. J’aime ça partager ma piscine avec toi même si t’es pas vraiment du genre batchettes ces temps-ci. On est pas obligés de toujours faire des batchettes. Les batchettes me dérangent pas. Arrêtons de parler de batchettes. Ok je le dis quand même une dernière fois; batchette. Voilà c’est dit. Je sais que tu te dis que tout le monde t’invite à te baigner par pitié, mais moi je vois ça plus comme qu’on sait c’est quoi pogner des bouillons tout seul dans son bain pis on aime mieux être là mettons quand tu vas te mettre à caler dans le pas creux parce que tu trouves pu les marches qui sont dans ta face. En néons. Roses. On est dans une piscine disco du futur. T’adorerais ça. Sauf que là, t’es pas équipé pour reconnaître les beaux néons. Chu pas frue que tu remarques pas les beaux néons dans ma piscine imaginaire, mais je veux jamais que tu penses que pu jamais ça va t’intéresser, ces affaires-là. Ça va revenir. Le goût des aliments aussi. L’énergie.

Accorde-toi le droit pour le moment d’être un spectateur fatigué. Endors-toi dans la première rangée pis ronfle à t’en fendre la glotte. Deviens ton chat, attends que la vie passe en la regardant par la fenêtre. Mange, marche, dors, recommence. Les saisons vont passer date, mais toi jamais. Sans t’en rendre compte, t’apprends pareil. Tu vas vieillir vite dans les prochaines semaines, mais ça veut pas dire que tu seras pu jamais capable d’être émerveillé.

 

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Pour ta peur de devenir paresseux de la pensée, fais-moi confiance pour te buter dans les côtes si ça arrive. Deal?

Chronique d’un amour au quotidien. Première.

En couple depuis genre le début du monde. Deux étudiants.

INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Samuel, comment ton amour pour Zoran se traduit-il au quotidien?
INTERVIEWÉ-TROP NICE-SAM
Des textos.
Il rit.

INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Vous vous textez beaucoup?
INTERVIEWÉ-TROP NICE-SAM
On se texte passionnément des emojis.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
OK! L’amour à distance.
INTERVIEWÉ-TROP NICE-SAM
L’amour à distance, ce n’est pas des blagues!
Sam fait vraiment sa négation à l’oral, ça rend le personnage très attachant, c’est super beau on devrait le faire plus souvent.
Des emojis, à défaut d’avoir des dick pics.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
OK, vous êtes pas trop dick pics?
INTERVIEWÉ-TROP NICE-SAM
Non non non, on fait dans l’emoji. Les principaux sont la bombe, la flamme, le bonhomme avec les yeux en coeur, on a le drapeau, le ballon…
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Quel drapeau?
INTERVIEWÉ-TROP NICE-SAM
Le p’tit drapeau rouge. Celui qui pointe vers la gauche. Après, le petit singe qui se cache les yeux et l’homme et la femme qui s’embrassent. Moi étant la femme.
On rit.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
T’es con! C’est établi entre vous deux?
INTERVIEWÉ-TROP NICE-SAM
Oui.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Tu mens?
INTERVIEWÉ-TROP NICE-SAM
Non!
Je ris.
INTERVIEWÉ-TROP NICE-SAM
Non, c’est vrai, mon amour au quotidien, c’est ça. Après, dans un autre genre de réponse, je te dirais que ce sont des pensées, des choses que je ne lui traduis pas. Genre une fierté qui reste en moi. Ça, ça l’arrive après le texto.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Quand il répond une bonne bombe avec un singe, fierté?
INTERVIEWÉ-TROP NICE-SAM
Non. Mettons, une bombe, deux flammèches pis un drapeau. Après… moi en moi là… Y’a quelque chose qui reste.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Ça ça fait un beau dodo?
INTERVIEWÉ-TROP NICE-SAM
Ça fait un beau quotidien. Je me dis y’est là, y’est présent pour moi.
On rit.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
OK pis mettons, quand y’est là? Est-ce qu’y a quelque chose qui fait qui te rend fou amoureux?
INTERVIEWÉ-TROP NICE-SAM
Sa beauté sublime.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Donc il a rien à faire et t’es amoureux?
INTERVIEWÉ-TROP NICE-SAM
Absolument. Je le trouve sublime. Je le regarde et je… mon existence est…
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Réglée?
INTERVIEWÉ-TROP NICE-SAM
Réglée là, c’est vécue, c’est faite. Ses grosses mains. Mettons il me dit salut de loin là. Avec sa grande main là, moi mes deux genoux claquent, c’est comme un bâton de baseball. Tombe à genoux esti.
Je ris. En fait je suis crampée ben raide.
INTERVIEWÉ-TROP NICE-SAM
C’est vrai! Pis quand il parle après, tout ça s’améliore là t’sais. Quand il parle, quand il rit… mais juste de le voir là c’est capoté.
INTERVIEWER-TCHILL-MOI
Ça me fait plaisir. Merci Samuel.
C’est pourquoi c’t’entrevue? Je vas-tu être sur un blogue, moi là?

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Pour l’anecdote : son amoureux, de son côté, envoie toujours le couple avec les deux hommes, seulement, Sam n’a pas la dernière version d’emojis disponible.

 

Poème saoul.

(J’ai gardé la mise en page initiale. Poème écrit jeudi dernier, le temps d’une chanson)

J’ai pissé tellement vite
ça l’a fait vibrer mes fesses
Je vous l’avais dit les filles
que je vous décevrais pas

À part ça c’est bien connu
à côté de chaque toilette
y devrait y avoir une tente à poud’
Le 3/4 de mes filles attendraient moins
pour pisser

Ça gosse un peu attendre
la vessie pleine
quand l’autre 1/4 de mes filles
utilise la belle eau potable
pour pisser de l’eau pleine de poud’

(lol)

Art1lit.2.2.

#1
Trouve-toi quelqu’un à appeler ces matins-midis-soirs-là où tu sais pus pourquoi tu fais ça pour qui tu le fais par qui tu le fais où tu le fais, t’es qui tu habites où pourquoi t’es pas hygiéniste dentaire wtf qu’on pense qu’être auteur c’est une job je suis-tu épaisse caôlique c’est quoi mon petit problème de snob de marde les hygiénistes aussi ont leur struggles tu vois c’est ça mon problème pour qui je me prends ouash, je veux faire des meubles en écoutant Cité Rock détente je veux pus rien entendre pus rien sentir ma vie est finie bye. Cette personne-là sera très utile. C’est pour ça qu’elle est en #1.

Je mettrai pu de numéros parce que c’est pas une liste c’est juste que le #1 c’est tellement important que j’ai mis un petit numéro pour qu’on se souvienne tout le long du texte que ce point-là est au top, le plus important. C’est important que tu te pognes quelqu’un qui répond au téléphone. Idéalement quelqu’un qui écrit aussi, qui va rire quand il va répondre au téléphone. Une personne qui est du genre à te faire rire parce que que y’a rien d’autre à faire que de rire dans ces moments-là, rire ou bedon se mettre en crisse ensemble, c’est selon la situation, mais surtout il faut écouter beaucoup et se répéter les raisons de pourquoi on fait des trucs ou ben en trouver han! Des fois se dire que nos niaiseries sont comme le bon vin, elles prennent toute leur valeur avec le temps. C’est un guess à prendre. C’est vraiment toujours un guess à prendre. Ça fait mal tellement c’est ça.

Oublie que t’as des lecteurs et surtout aussi pense à eux tout le temps. Écris-leur des trucs que tu dirais même pas à ton psy, des affaires que t’as jamais dit, mais que tout à coup t’écris, invente une partie de ton oeuvre et finis par remettre en question ta propre existence, tout le fondement de tes plus profondes croyances, marche toujours sur une petite ligne fine entre la réalité et la fiction et laisse-toi prendre, parce que ça fait des affaires pas pires intéressantes, mais saches qu’après ça toute ta vie va être orientée vers ce de précipice là, c’est à prendre ou à laisser. Des jours tu vas tout prendre des jours tu vas tout laisser, c’est le plus beau métier du monde.

Un mercredi après-midi de juillet où il fait à peu près 45 à l’ombre, tu profites de ce moment-là de déshydratation pour relire des vieilles conversations et/ou courriels pour t’inspirer quelque chose qui t’inspirera aussi du dégoût, mais tu crées tout à partir de tout à partir des pensées que t’as en ce moment, des pensées que tu penses avoir eues, des pensées sua dérape de pensées. Tu pars avec ça tu te fais croire que c’est une base solide pour ériger un monument en l’honneur de déjeuners ratés, de soupers anticipés, de collations sautées. Même si ça détruit tout ce que t’es en moment, tu continues tu lâches pas, de temps en temps y’a du monde qui t’écrit que ce tu écris les garde en vie.
Ça fait du bien pendant deux heures après ça tu recommences, c’est fun, ça garde en vie de toujours se demander Pourquoi Life? Des fois tu te réponds Pourquoi Pas? Et t’as l’impression que t’es la personne la plus brighty bright sur la terre emmenez-en des micros, emmenez-en de la philo, môman gère les quiz à cent piasses. Le café arrête de faire effet, la tite boule dans ventre remonte, t’as appris avec le temps que c’est le call pour ta marche autour du bloc, tu te dis que t’es la personne la plus mature sur la terre, mais après tu penses au fait qu’on est mercredi pis que les autres personnes matures que tu connais sont au travail, le mercredi. Dans un bureau, des longues heures. Y’ont leur week-end off pis vont aux pommes. T’es pas eux, sont pas toi. Continue le tour du bloc, tu le sais que tu te sens mieux généralement après ça.

Le reste du temps, t’es l’estique de queen-boss-oh-yeah de la culture en général de vidéos de Pina Bausch de Peptalk de vidéos You Tube How it is made the culture of pop music de relations internationales, d’opinions qui sortent mal dans des débats mais d’arguments qui sont vraiment bien ficelés dans ta tête, de ferveur sur l’autonomie corporelle, de majorité silencieuse, du sort des autochtones, tu pleures d’impuissance tu te relèves les manches pis tu te dis que savoir c’est pouvoir, tu cafouilles deux trois mots en même temps quand tu réponds au téléphone, tu te rends compte que t’as pas encore parlé de la journée, aller prendre une marche à l’épicerie, acheter trois items sur les huit dont t’avais besoin, crime c’est bon pour une fois, t’es déjà revenue avec juste une banane, revenir t’assoir devant ton ordi. Toujours ton tit côlique de bureau ou ben ton tit carnet que tu traines partout. Des bonnes journées, des moins bonnes journées, c’est comme ça que tu tries/définis ton quotidien.

T’essaieras d’arrêter de boire pis t’échoueras parce que tes semblables te payent en bière quand tu participes à des événements.

Profite de ces matin-midi-soir-là, quand tu trouves exactement la bonne trame sonore de ta vie d’auteure pis que là tes doigts volent sur le clavier comme si y’avaient tous des tites capes au boute de chacun d’eux pis que rien a de sens dans ta vie sauf ces mots-là qui se garrochent devant tes yeux profite de ce moment-là où tu te sens invincible, prête à affronter la vie pour la première fois, dis ces mots en les pensant vraiment ou en tout cas en les sentant vraiment : «Je m’en côlisse de toi pis de toi pis de toi aussi en ce moment j’ai du fun en tabarnak je fais ce que je suis le plus capable de faire tu diras peut-être que je suis pas capable de grand chose haha je m’en côlisse de toi pis toi pis toi aussi Je suis juste THE shit THE nicest thing eveeuuuurrrr».

Généralement pas très longtemps après ces moments-là, tu vas reprendre ton téléphone et texter ton quelqu’un de qui je t’avais dit que t’aurais besoin en #1. Tu vas écrire quelque chose comme : «Pourquoi on fait ça déjà pis je suis qui moi esti pour penser que ça intéresse le monde ce que j’écris?»

 

revision

 

Ta personne #1 rira. Vous rirez. De vous, surtout. Ça va continuer. Faut que ça continue.